enir ses resolutions possible impossible ?A chaque mois de janvier se repose la même question : en prendre ou pas ? De quoi je parle ? Mais des résolutions pardi ! Nous avons tous expérimenté par le passé la difficulté de tenir ses résolutions. Vous savez, ces fameuses résolutions qu’on prend et qu’on tient …2 jours. Alors quand arrive le 1er janvier, nous hésitons parfois à nous en refixer de nouvelles parce que ne pas tenir ses engagements est toujours douloureux …

Et si, pour tenir ses résolutions, il ne fallait pas s’en fixer ?

J’ai déjà dit à plusieurs reprises les risques que représente la volonté de tenir ses résolutions à tout prix et comment se fixer une résolution peut être le meilleur moyen de ne pas arriver à la tenir. Je l’ai dit l’année dernière en ne vous souhaitant surtout rien du tout pour la nouvelle année.Je l’ai dit en 2011 en vous expliquant combien vous souhaiter le bonheur pourrait vous empêcher de l’atteindre. Et peut-être ailleurs encore sur ce blog (mais j’ai la flemme de chercher) …

Il est donc possible que, pour mieux tenir ses résolutions, il vaille mieux ne pas s’en fixer.

Beaucoup de réussites ne sont pas forcément le fait d’objectifs détaillés, planifiés et d’une volonté de fer, comme on les décrit dans les innombrables livres sur la réussite qui ont fleuri ces dernières années. Elles sont parfois – souvent ? – plus le fait d’un opportunisme, d’une ouverture d’esprit et d’un lâcher prise qui permettent de saisir des occasions à côté desquelles nous serions passés si nous étions trop focalisés sur un objectif précis. J’ai d’ailleurs prévu un article à ce sujet dans les semaines à venir.

Mais … mais il est parfois nécessaire de se botter un peu – beaucoup ? – les fesses pour changer les choses. Tous les changements qui nous seraient bénéfiques ne se font pas forcément comme ça – pouf – d’un coup de baguette magique. Genre demain, j’arrête de m’enfiler la plaque de chocolat à chaque fois que j’en entame une, comme ça d’un seul coup, sans que je sache pourquoi. Ca arrive mais c’est quand même rare.

Tenir ses résolutions : les mystères de la motivation

Tenez, moi ça m’est arrivé pas plus tard que le 2 mai dernier. Il y avait des mois – que dis-je des années ! – que je me trainais comme une envie de me remettre au sport sérieusement. Une vague résolution comme ça … L’arrivée des enfants a mis un terme à ma (évidemment prometteuse) carrière sportive mais le sport a toujours fait partie de ma vie avant ça. Je me ressassais que ça me ferait du bien, physiquement et mentalement, de m’y remettre de façon sérieuse. J’avais fait plusieurs tentatives. Avortées. J’avais laissé tombé.

Et puis le 1er mai, temps pourri, 22 h 30, je traine sur le canapé chez mes parents avec ma mère. On zappe et on tombe sur Arte. A première vue, faut quand même être sacrément désespérée pour regarder Arte à 22h30 en plein week-end du premier mai … Et pourtant ! Nous voilà devant le reportage « Sommes nous faits pour courir ? ». Et là, vous savez quoi ? Le lendemain matin, j’ai chaussé mes baskets et je suis partie courir sous la pluie pendant une heure, chose que je n’avais pas faite depuis des mois ! Et depuis, je me tenue au sport de façon régulière, même si c’est plus compliqué à certaines périodes.

Pourquoi je me tiens à cette résolution alors que les autres fois non ? Mystère et boule de gomme. Une envie peut-être, un plaisir, une gratitude à faire fonctionner ce corps tellement bien conçu et destiné à courir qu’il aurait été dommage de laisser gâcher une si belle mécanique. Oui il y a de ça. Mais ça, c’est l’histoire que je me raconte. Est-ce vraiment la réalité ?

Alors quand les gens me demandent des conseils pour mieux tenir ses résolutions, la seule chose que je peux répondre, c’est que la motivation est un mystère. Elle est de l’ordre du désir. Volatile et incompréhensible. Elle peut vous tomber dessus comme ça ou bien se construire pas après pas.

Lorsque les choses se passent de cette façon, il ne s’agit pas vraiment d’une résolution à mes yeux mais d’un changement spontané, naturel. Nous avons le sentiment de ne pas faire d’effort. Comme si cela se faisait tout seul. C’est l’idéal évidemment …

Mais peut-on vraiment parler de résolution dans ce cas ? Pour moi, ce n’en est pas vraiment une : ce n’est pas un ordre que je donne, un objectif que je m’enjoins de réaliser.

Mais alors comment on fait pour tenir ses résolutions ?

La plupart du temps, tenir ses résolutions sur le long terme suppose de l’énergie et de la motivation sur le long terme. Le passage symbolique à l’année nouvelle nous donne une (petite) dose d’énergie pour changer les choses. D’où nos résolutions. Cependant l’énergie pour tenir nos résolutions ainsi fournie peut s’éteindre rapidement. Mais pourquoi ne pas la saisir ? Elle peut aussi être une bonne occasion de mettre des choses en place …

Mais restons réalistes : au moment où nous prenons la résolution, dans l’enthousiasme du moment, nous avons nos lunettes roses. Tout nous paraît simple, facile. On va le faire ! Ca va être chouette d’aller courir 3 fois par semaine ! Ca va être génial d’arrêter de fumer … A ce moment précis, notre volonté est sans failles. Si, si, on jure nos grands dieux que cette fois-ci on va tenir ses résolutions !

Sauf que nous comptons un peu trop sur notre volonté de fer – qui s’avère plutôt de paille … Et si nous ne tenons pas nos résolutions, nous en tenir ses résolutions : faut-il être tenace ?rejetons la faute sur ce fameux manque de volonté et nous nous trouvons trop nuls. Alors que peut-être faudrait-il au contraire la mettre sur notre trop-plein de volonté qui s’illusionne en pensant qu’elle peut tout dépasser et oublie de tenir compte du contexte … En étant plus réalistes sur les obstacles, les freins, les difficultés que nous allons rencontrer sur notre route. Non pas pour se décourager mais pour les aborder en se demandant ce qui va pouvoir nous aider à les surmonter quand ils seront sur notre route. Ainsi préparés, nous sommes mieux armés pour tenir sur le long terme.

La ténacité, la force de volonté paraissent des atouts pour tenir ses résolutions. Elles peuvent aussi constituer des pièges. Lorsqu’elles nous amènent à nous faire du mal régulièrement, sur le long terme. Lorsqu’elles nous amènent à nous entêter à faire des choses qui ne fonctionnent pas. J’avais longuement abordé ce sujet dans l’article sur la ténacité.

Alors résolutions ou pas résolutions ? En prendre ou pas ? Les tenir ou pas ?

J’ai souvent pris des résolutions que je n’ai pas tenues longtemps. Et j’ai réalisé qu’à trop vouloir, je me perdais et me décourageais.Que ce qui m’aidait – justement en m’appuyant sur les changements spontanés qui se sont produits dans ma vie – c’était d’avoir du plaisir dans la réalisation de la tâche elle-même. De créer un contexte sympathique, convivial, aidant pour moi. D’être douce avec moi-même.

Alors pour ma part, j’ai choisi cette année malgré tout de me fixer des objectifs personnels et professionnels. Peu. Mais des objectifs simples dont je sais que la réalisation m’apportera du plaisir à chaque instant, même s’il me faudra un peu d’efforts pour les faire :

  • continuer à faire du sport régulièrement (30 mn par jour minimum)
  • poser au moins 5 questions aux gens que je rencontre à titre professionnel (réseaux, rencontres informelles, …) pour mieux les connaître
  • partager encore plus avec les gens qui me suivent (au moins 1 publication, 1 lien, 1 question, … sur les réseaux sociaux par jour et des vidéos plus régulières)

Et vous ? En avez-vous pris ? Si oui, lesquelles ? Si non pourquoi ?

Rendez-vous très bientôt pour un article à propos des objectifs : faut-il se fixer des objectifs pour réussir ? 😀 …

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Tenir ses résolutions : pour aller plus loin

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  1. Ma résolution: plus de musique. J’ai fait de la basse électrique pendant longtemps, et j’avais arrêté avec les enfants (moi aussi, j’étais promise à une grande carrière 😉 ).
    L’envie de m’y remettre était là, latente, depuis longtemps, il y a eu aussi plusieurs tentatives avortées.
    Et puis, le 1er janvier, des amis nous rendent visite et me font la remarque qu’ils ne m’ont jamais vu jouer de la basse. Du coup, je sors ma basse et je leur joue quelques notes et morceaux. Je constate que malgré ma pratique quasi nulle depuis 1 an et demi, j’ai de bons restes. Depuis, je me suis astreinte à jouer un peu tous les jours, au moins 15 minutes. J’ai bon espoir que ça devienne un réflexe. En plus, en une semaine, je constate déjà des progrès.

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