Mercredi ordinaire …
7h45 … Maman émerge, la tête dans le seau, la faute à « Mentalist » qui finit à 23h30 :-D, les enfants sont debout et déjeunent à peu près dans le calme.
8h … Maman se lève, envie de boire son thé dans le silence, d’apprécier ses tartines, d’être tranquille quoi …

8h05 … Petit garçon, 4 ans, en pyjama ouvre le placard à chaussures,

« je vais m’entrainer à faire du vélo sans roulettes »

Mari et maman tentent la CNV (communication non violente) :

« pour aller dehors, on s’habille »

Réponse de petit garçon, pas constructive :

« j’ai pas envie !!! »

8h05 et 15 secondes … la moutarde monte au nez de maman qui voit s’envoler son petit déjeuner, sa paix, toussa toussa ; l’envie lui prend de partir vivre sur une île déserte. Respirer et réfléchir …

8h06 … le choix, restons constructifs …

« tu peux choisir entre rester en pyjama et rester dedans ou t’habiller et aller dehors ! »

Rébellion …

« j’ai pas envie !!! Et pis d’abord j’m’habillerai pas et j’irai dehors quand même ! »

Envie de hurler … LA PAIX BORDEL !!!! …
Auto conviction : ne pas lui hurler dessus, ça n’avance à rien ; ne pas lui hurler dessus, ça n’avance à rien …

8h07 … nouvelle tentative, maman essaie d’être plus ferme :

« tu as le choix entre rester en pyjama et rester dans la maison ou t’habiller et aller dehors ! Tes habits d’hier sont prêts, il n’y a qu’un slip à prendre dans ton placard.»

Où maman croit qu’elle va pouvoir déjeuner tranquille …

Petit garçon monte les escaliers.
8h07 et 30 secondes … l’espoir est de courte durée

« J’m’habillerai pas ! et pis d’abord je vais te tuer ! »

8h07 et 31 secondes … ne pas réagir au message explicite, sinon c’est maman qui tue petit garçon …

« tu es tellement en colère contre moi que tu voudrais que je ne suis plus là, comme ça tu pourrais faire ce que tu veux, c’est ça ? Je ne serais plus là pour t’embêter avec les règles hein ? ».

Petit garçon hoche la tête, maman se remet à rêver de petit déjeuner …
Petit garçon redescend les escaliers :

« j’veux pas m’habiller, c’est trop long !!! »

Ah ok, il ne veut pas s’habiller seul … mais maman, ELLE VEUT prendre son petit déjeuner tranquille bon sang de bonsoir !!!

« tu peux aller chercher tes habits et je t’aide à t’habiller si tu veux. »
« Non ! j’veux pas y aller, c’est un adulte qui doit y aller ! »

dit petit garçon en se cramponnant à maman.

8h10 … Maman se demande si c’est bien vu de découper son fils en menus morceaux, tout menus, menus,
Pas top finalement, trouver une autre solution … Respirer et réfléchir … Petit garçon a souvent du mal à lâcher prise, il ne comprend pas encore que quand il insiste comme ça, c’est pire …
Maman se raccroche à un outil : le choix, encore le choix …

« Ecoute, maintenant, je VEUX prendre mon petit déjeuner tranquille. Tu as le choix entre aller chercher tes habits tout seul et je t’aide à t’habiller ici ou bien attendre que j’aie fini mon petit déjeuner. Tu préfères quoi ? »

Petit garçon pleurnichant :

« Mais c’est trop long d’aller chercher les habits … »

Maman, bouillonnant intérieurement :

« OK. Tu as le choix entre aller les chercher maintenant et je t’aide tout de suite ; ou bien attendre que j’aie fini de déjeuner. Tu choisis quoi ? »

Petit garçon pleurniche encore en essayant de s’asseoir sur la chaise de maman :

« je veux que ce soit toi qui y aille, moi j’irais pas … »

Maman, presque sereine :

« Ok tu as choisi d’attendre que j’ai fini mon petit déjeuner. Maintenant je bois mon thé. »

Mais petit garçon ne lâche pas, il s’accroche, insiste, se suspend au bras qui tient le bol de thé, pleurniche :

« c’est trop long ! »

8h11 … maman a des envies de meurtre et pète un cable.

« Ecoute, j’en ai marre là !!!! Quand tu continues à me tirer sur le bras quand j’ai dit non plusieurs fois, j’ai envie de te taper pour que tu me laisses tranquille !!! Mais vraiment envie, très fort. ! »

Petit garçon est confus, visiblement un peu embêté …
Maman poursuit :

« Maintenant, je vais te montrer quelque chose. Va me chercher une feuille avec un crayon. »

Petit garçon, surpris, s’exécute.

« Alors voilà, chaque fois que tu continues à faire quelque chose qui m’énerve, c’est comme si je cochais une case. Et quand j’ai trop de cases cochées, ma colère explose fort et je deviens très méchante. Alors là je crie, je hurle, je dis des choses pas sympas et même des fois je tape.

Comme je ne veux pas te taper, quand je cocherai la dernière case, je t’enverrai dans ta chambre pour que moi je ne puisse pas te taper.»

 

Maman dessine des cases sur la feuille et écrit. Petit garçon demande :

« c’est quoi qui est écrit là ? »

Maman lit : « carte de la colère de maman avec Petit garçon »

8h12 … Petit garçon regarde la carte puis monte les escaliers. Il revient avec ses vêtements et demande de l’aide à maman pour s’habiller.
Maman rêve à nouveau à sa tranquillité.

8h13 … Petit garçon part jouer avec sa soeur. Ouf …

Ils commencent à se chamailler. Petit garçon va chercher une feuille de papier et un crayon, dessine des cases et dit à sa soeur :

« chaque fois que tu fais un truc qui m’énerve, je coche une case … et quand j’ai coché les cases, je suis trop énervé et je peux taper après. »

La querelle s’apaise, sa soeur change de ton.

Maman rigole intérieurement … et savoure – enfin – son thé …

La tranquillité … pour combien de temps ?

 

(en tout cas, j’ai eu le temps d’écrire cet article sans problèmes 😉 … Et pour ceux que ça intéresse, j’avais écrit un article sur la carte de fidélité de la colère ici.)

Pour aller plus loin :

  1. J’adore l’idée de la carte de la colère….et surtout quand elle sert aussi à la grande soeur. Preuve d’intégration…Merci pour l’idée.

  2. Souvent moi je commence à crier avant de m’être rendu compte que j’étais à la dernière case. Bon, ça peut s’améliorer, ça se travaille, c’est se connaître, connaître ses besoins.

    Mais à ce moment-là, au moment où je me vois en train de crier, la première chose que je me dis c’est : « mince, si j’étais allée chercher ses habits dès le moment où j’ai pigé qu’il avait un souci avec ça, ça ferait déjà dix minutes que je serais tranquille devant mon bol »…
    🙂 (et je me dis ça encore plus fort quand je suis témoin de ce genre d’interaction est entre Petit garçon et quelqu’un d’autre que moi, au hasard, son père… 🙂

    • L’avantage, c’est que, si on s’en rend compte au milieu, on peut interrompre là où on en est … On a déjà gagné de ne pas partir complètement en rage :-D.
      Et puis ça donne des informations très intéressantes pour la prochaine fois … à condition de ne pas se « punir » en se disant qu’on est trop nulle, mais au contraire de se dire qu’on a suffisamment de recul pour repérer les situations problématiques.

      Quant aux situations où on voit un autre galérer, c’est plus difficile à gérer effectivement. une bonne question à se poser là aussi est « comment pourrais-je aider le papa à mieux gérer ? » sans le culpabiliser ou lui montrer qu’il n’agit pas « comme il faut » 😉 ?

  3. J’aime vraiment cette idée, j’aurais aimé y penser ou l’avoir il y a quelques années… et je me dis que cela peut être applicable en classe aussi… la colère de la maîtresse… on a bien le système des croix, mais dit comme ça, avec un tel tableau, c’est encore plus parlant… et quand le tableau est rempli, l’élève part dans une autre classe pour que la maîtresse ne pète pas un câble !
    Merci pour ce partage en tous les cas !

    • Oui la carte de fidélité est applicable dans toutes les situations où on peut éprouver de la colère ;-).
      Et effectivement elle peut être très parlante en classe !

  4. Je découvre ton blog!
    Je connais que trop bien cette situation! Je pensait qu’il n’y avait que mon fils pour dire « non c est un adulte qui fait ». Et c est vrai que ca a le don d’en rajouter! Comme toi, on tente aussi de ne pas craquer. Comme toi j au dit hier à mon fils (sur un ton calme) que j’étais en train de me mettre en colére… Et là, il s’est arrêté. Et puis finallement je me dis que ce n’est peut être pas aussi bien que ça. Parce que mon fils a arrêté sa colère parce qu’il a pris peur de mienne… Je ne me sentais pas tres bien… Et si je peux me permettre, je crois que la carte de la colère c est pareil… Ton fils a peur que tu te mettes en colère… Ca parait une bonne idée de prime abord mais je n’en suis plus certaine aujourd’hui…
    En tout cas Bon courage pour ce chemin de l education non punitive!

    • Bonjour

      Je ne crois pas que mon fils aie peur de ma colère. Il la connait et cela ne l’empêche pas de faire ou de dire des choses.
      Surtout que ma colère ne se manifeste pas de façon violente contre lui mais que je deviens beaucoup moins coopérante pour lui donner satisfaction.

      Par contre la carte lui apprend une certaine intelligence relationnelle qui lui servira plus tard : savoir détecter quand on va trop loin avec qq et qu’on prend des risques (celui de se prendre un coup de poing par un copain par exemple).
      Pour moi, apprendre comment fonctionne la colère – la sienne et celle des autres – est primordial.

  5. Ca y est aujourd’hui, j’en aurais eu besoin mais les aléas de l’organisation (enfin la désorganisation) de la journée ont fait que ça n’était pas possible. Et en y réfléchissant, je me suis formulée les mêmes craintes qu’Aurore. D’autant plus qu’en ce moment mon fils est dans une phase « si tu continues, je te tape ». Je lui manifeste mon mécontentement face à ce genre de menaces et de chantage. Cette carte est-elle du même ordre ?
    Ta réponse me conforte dans le fait que non. Il n’aime pas me voir en colère mais il n’en a pas peur : je crie parfois, isole rarement et ne tape (presque) jamais (eh oui personne n’est parfait). Cependant, il en voit pas les limites. Il perçoit mal les conséquences de son comportement sur les autres.
    Du coup, j’ai une nouvelle question : pourquoi 5 cases ? pourquoi pas 3-4-6 ? et parfois, il suffit d’une chose pour que je suis hors de moi et parfois ce sont de toutes petites choses sans lien les unes avec les autres ? Comment assouplir l’usage de ce genre de carte ?

    • Le nombre de cases n’est jamais fixe. Il dépend de nous, du jour, de la semaine, du mois, de ce qu’on a vécu la veille, la semaine précédente, …
      La carte n’est qu’une image pour que l’enfant comprenne comment fonctionne la colère …

      Et à vrai dire, elle est beaucoup plus utile au parent : penser à la carte permet de réaliser qu’on coche des cases et exprimer sa colère contre la bonne personne ou la bonne situation et non contre l’enfant qui n’y est souvent pas pour grand chose au final :-D.

      Si les choses sont sans lien les unes avec les autres, ça vaut le coup de prendre note à chaque fois et de se demander comment on pourrait gérer ces petites situations. Evidemment, on ne peut pas tout traiter d’un seul coup mais en prendre conscience et décider qu’on s’attaquer au problème et gérer les choses les unes après les autres, ça aide.

      J’avais écrit des choses à ce sujet ici : http://wp.me/p23K6B-5Y et un peu là aussi (fuir ou taper) : http://wp.me/p23K6B-5Q

      Pour avoir une attitude éducative, répondre et non réagir, cela suppose de prendre soin de soi déjà dans un 1er temps = voir ses besoins respectés la plupart du temps ;-).

      Je ne sais pas si ça répond à ta question. Dis-moi si tu as besoin de plus de précisions.

      Sandrine

  6. La lecture de ce billet tombe à point ! Je n’arrive pas à trouver de solution pour m’éviter de monter dans les tours, même en soufflant régulièrement 2 min dans ma chambre. Là tu me donnes des clés, je vais les essayer ! Merci !

  7. ayé je l’ai utilisé. J’ai fait plusieurs lignes chaque ligne correspond à un moment de la journée. Hier je ne l’ai remplie que le midi et aujourd’hui aussi (enfin la journée n’est pas terminée…) Je vais continuer comme ça. Hier, il ne voyait pas trop où je voulais en venir. Aujourd’hui, j’ai bien vu qu’après 2 croix, il n’avait pas peur mais il a cessé son comportement. Gagnant-gagnant !

  8. J’ai beaucoup apprécié ce petit moment entre une maman et son fils! Merci de partager avec nous!!!
    J’ai suivi les ateliers de Parler pour que les enfants écoutent et sur les Frères et soeurs, et je me retrouve souvent à cours avant ta dernière étape. Style « on fait quoi quand les habiletés ne marchent pas »?… C’est la colère qui finit par l’emporter de la mauvaise manière…

    • Oui je prévois de faire un article là-dessus !
      C’est clair que les habiletés aident 99% du temps mais il y a forcément des situations où ça coince malgré tout ;-).

      Sandrine

  9. C’est une très bonne idée!!
    Le problème c’est lorsqu’on est trop fatiguée pour le mettre en application mais cela facilite bien la vie (quand on le fait) ;-))
    As-tu une idée à donner quand on demande quelque chose à l’enfant 356 fois sans obtenir d’action et qu’il faut craquer et hurler pour obtenir une réaction? :-((
    Vivement la rentrée lol!!

    • Il est difficile de faire des généralités sur ces situations, c’est plutôt le travail que je fais en accompagnement individuel pour décrypter finement ce qui coince ;-).

      Mais j’aurais tendance à dire que si demander ne fonctionne pas, il faut arrêter de demander et changer radicalement d’approche ;-).

      A creuser avec plus d’éléments concrets, là je ne peux pas dire, trop vague.

  10. ho punaise ! je découvre ce blog et me sens beaucoup moins seule du coup ! je croyais être quelqu’un d’un peu folle au vu du niveau de colère qui m’envahit parfois ! quel soulagement ! la carte de la colère : je vais de ce pas la créer… Merci……….. :o)))

  11. Mais MERCIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII, je me suis toujours demandé comment faisait les autres maman quand l’enfant persiste malgré nos efforts de CNV je vois qu’en effet, comme chez moi ça demande de grooooooooooos efforts de la part du parent et que parfois… ça finit quand même malheureusement par l’ancienne méthode. En tout cas,je trouve la carte de colère absolumeent géniale! un grand merci et je vais partager 🙂

  12. Je viens de finir de lire le livre « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent »… Et ma foi, je me demande si tu ne serais pas passée par cette case-là aussi?! ^^ En tout cas, chapeau l’idée du tableau! 🙂

  13. bonjour

    J’avoue que j’ai un peu du mal avec le début de la tension qui est en fait quand même un peu du fait de la maman et non de l’enfant non ? …

    Pourquoi ne pas avoir dès le début exprimé le besoin de maman en lui disant que soit il s’habillait seul (à 4 ans il doit en avoir l’habitude je suppose ?) soit il laissait du temps ?

    Car j’ai la sensation que cette colère de maman pourrait aussi être imputée à l’enfant de ne pas être entendu et écouter non ?

    L’enfant aussi dans ce cas la devrait avoir le droit à sa carte de colère 😉

    Enfin je trouve
    Marie

    • Le désir initial exprimé était d’aller dehors en pyjama. D’où le message initial : en pyjama dedans ou habillé dehors.
      La suite a découlé logiquement et alors est venu le « s’habiller seul tout de suite » ou « s’habiller avec maman plus tard ».

      Ensuite je dois bien reconnaitre que la tête dans le seau à 8h du matin, j’ai du mal à être patiente 😀 …

      Qu’auriez-vous dit à ma place au départ quand il se prépare à aller dehors en pyjama ? (sachant qu’il n’était pas question qu’il y aille en pyjama, c’est parfois accepté chez nous mais ça dépend des conditions météo ;-).)

      • Et bien j’allais partir sur une explication des régles de vie de la maison mais en fait le problème principale du début était quand même la non dispo de la maman pour être à l’écoute entière de l’enfant à ce moment t …

        Car dans le cas où je me suis que j’ai envie de me « débarrasser » de l’enfant (entendez avoir un moment de paix pour prendre mon petit dej) je vais pas avoir envie d’être dispo pour prendre 10 min à aller chercher les habits et l’aider à s’habiller dans la pièce principale même si c’est pas comme d’hab.

        A l’inverse, si j’ai envie de prendre le temps : je vais aller chercher les affaires, lui proposer d’aller chercher ses chaussures pendant ce temps la et pkoi pas tourner ca en jeu de celui qui s’habille le plus vite possible …

        Bref, je trouve que l’exemple en effet est réaliste mais que dans ce cas concret, l’adulte reporte vraiment son agacement sur l’enfant et au final envenime seul la situation …

        • C’est clair que je ne suis pas tout le temps disponible et à l’écoute. J’ai besoin de prendre mon petit déjeuner dans le calme, j’assume, je suis une maman tout à fait ordinaire :-D.
          Je ne souhaite pas être une maman idéale qui est toujours à l’écoute parce que je pense sincèrement que ce n’est pas bon pour les enfants, je pense que ça leur met la barre trop haute comme modèle parental (dur d’être à la hauteur) et surtout je pense que ça ne leur rend pas service pour l’avenir : ils seront forcément confrontés à des personnes qui ne seront pas à l’écoute, qui ne seront pas patientes. J’essaie dans la mesure du possible d’être respectueuse de mes enfants, de les aider à intégrer les compétences qui les aideront dans la vie. Pas toujours facile !
          Et oui quand je suis disponible, pas fatiguée, que je n’ai pas d’impératifs horaires, alors je joue le jeu, je vais chercher les vêtements, … Ca arrive, mais pas tous les jours 😀

          Par contre il y a un truc qui je ne comprends pas : à quel moment trouvez-vous que je reporte mon agacement sur l’enfant ?

          • Bonjour

            Et bien concernant la dernière question, déjà les « commentaires off » ajoutent forcement à ce sentiment et le fait de ne pas exprimer ses besoins (humain) tout de suite font monter la pression et forcement l’enfant le récent …
            Idem, ton enfant avait pê envie d’aller dehors faire du vélo mais pour autant, ouvrir le placard à chaussures signifiait-il qu’il allait sortir dehors en pyjama de son propre chef ?

            Hum perso je suis vraiment pas convaincue par l’exemple / par la « carte » de colère … vraiment la sensation de rejeter la faute sur l’enfant en fait …

            Mieux vaut une bonne expression de ses sentiments dès le début (besoin de petit dej tranquillou), ou même en cours de route (aller s’exiler dans sa chambre d’adulte pour souffler un coup ou s’enfermer dans les WC :D) en revenant expliquer son agacement à tête reposée plutôt que cette carte qui au final, je trouve traduit un : « mon enfant, tu m’agaces d’être la et de me demander de l’attention » … c’est mon sentiment.

            Marie

          • charlotte a dit :

            En fait je voulais répondre à Marie, même si ce message date! Ce que j’aime ds cet article, c’est que justement ça n’a pas valeur d’idéal à atteindre, ms de cas réaliste ds lequel toute maman « acceptable », n’est-ce pas Bethelheim (dsl pour l’orthigraphe j’ai un trou) se retrouve à un moment ou à un autre, et ça rend l’exemple peut-être encore + « cathartique », car souvent mes copines maman qui trouvent ma manière d’être bienveillante et non violente utopiste et non réalisable pour elle, parce qu’elles me mettent peut-être sur un piedestal en pensant que je suis TJS à l’écoute, que je ne crie JMS et suis parfait, alors que pas du tout, j’ai juste conscience de ce qu’il vaut mieux faire ou pas, et j’essaie de m’en rapprocher ds la mesure du possible, ms ds la vraie vie y’a le mentalist, le boulot, le ceci le cela et ça donne des articles comme ça 🙂

  14. Merci pour l’outil ! J’en suis pas encore là, bébé n’a que 10 mois, mais il n’est jamais trop tôt pour intégrer les bonnes pratiques.
    Ce que j’aime c’est que dans cet exemple maman respecte son besoin. Perso, pour éviter le conflit, mon réflexe aurait été de céder directement.

  15. bourry a dit :

    Je ne peux qu’applaudir très fort !!! formidable idée !! je n’arrive jamais à « montrer mon degré » de colère aux filles et quand j’atteins mes limites !! Là j’ai une vraie piste !!
    Juste une petite question : sur une enfant de 2 ans 1/4 ça marche ?? je vais quand même tenter je crois !!
    Et si j’osais je parlerai de ton blog à mes partenaires des ateliers FetM !!

    • Pour les enfants plus petits, l’image de l’escalier – que j’avais vu sur un autre blog (mais je ne me souviens plus lequel :-/ …) – est peut-être plus pertinente.

      Et qu’est-ce qui te retient de parler du blog à tes partenaires d’atelier 😉 ?

      • bourry a dit :

        je vais tenter un lien pour les copines d’ateliers car je ne les revois qu’en septembre, je leur en ai parlé quand on préparait les atelier sur les rivalités entre frère (qu’on va auto-animer ce coup-ci, on verra ce que ça donne)
        Oups ça me fait penser que j’ai oublié de demander à une amie si elle serait intéressée !! bon je m’écarte là !!
        Ok pour l’image de l’escalier, ça me parle aussi ça !! Et mon mari a adoré la réaction de Petit garçon avec sa soeur, l’idée lui parle bien aussi !!

  16. Mille mercis pour l’idée… Je me retrouve beaucoup dans cet article… J’essaie, encore et encore mais parfois… Pffff! Et quand ils s’y mettent tous les 2… Hmmmm! Je vais essayer la carte de la colère la prochaine fois… 😉 Je vais bientôt me lancer dans le défi « 21 jours sans crier » (ou plus hein!, ndlr) donc elle m’aidera certainement beaucoup…! 😉 Merci…! 😉

  17. J’ai du mal a saisir en quoi la menace indirecte de violence peut être un exemple d’éducation positive. D’autant plus quand une des bases de cette éducation est de veiller à tenir sa parole, donc si il avait dépassé le nombre de croix, il se serait fait « taper »? Bah non par ce que c’est de l’éducation sans violence. Donc il apprend à gérer sa frustration sur la peur que ça puisse arriver? pas sure que ce soit très saint…

    • La carte de la colère est surtout un outil pour apprendre à l’enfant comment fonctionnent les émotions mais pas un outil pour menacer l’enfant.
      D’autant plus que, dans ce cas précis, la visualisation pour le parent des cases cochées permet de mieux prendre la mesure de ce qui est en train de se passer et donc de pouvoir agir constructivement plus tôt. S’il avait continué, il n’aurait pas eu une maman qui tape mais une maman en colère qui n’a pas envie de discuter mais qui préfère aller se calmer seule un moment pour ne pas taper.
      Il aurait donc appris comment on gère quand la colère monte :-).

  18. merci sandrine pour ce partage honnête
    je suis très contente d’avoir pu trouver votre blog qui aborde de façon pragmatique et réaliste l’éducation bienveillante car je pense moi aussi que se perdre dans trop de théories (cf alice miller sur les origines de la violence éducative) risque de nous couper de nous-mêmes tels que nous sommes et nous conduire à être violents alors que ce n’est pas du tout ce que nous souhaitons pour nos enfants.
    non nous ne sommes par parfaits mais nous essayons encore et encore et…. encore de nous améliorer par amour pour nos proches … et reconnaître nos imperfections est pour moi la première étape pour un chemin qui avance réellement à quelque chose

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