Comment aider son enfant à avoir confiance en lui ?
Et si, pour aider votre enfant à gagner en confiance en lui, la meilleure stratégie n’était pas de le protéger de l’échec, ni de le valoriser ?
Dans cet épisode, je vous propose de changer de lunettes pour comprendre pourquoi nos réflexes les plus naturels peuvent parfois renforcer les doutes chez notre enfant, et comment une posture plus simple – mais peut-être moins intuitive – peut aider à libérer son potentiel.
J’y parle de comment transformer l’hésitation en choix, la peur en prudence, et surtout, comment arrêter de vouloir « réparer » sa confiance pour commencer à la soutenir. Du concret, pour les parents qui veulent aider leur enfant à développer sa confiance en lui.
Allez zou, c’est parti pour un nouvel épisode, portant sur la confiance en soi !
EP.38 Comment donner confiance en lui à son enfant ? – Du côté des parents !
Et si on parlait confiance en soi ?
C’est un sujet que je n’ai pas encore abordé sur ce podcast. Je me suis donc dit qu’il était temps de le faire ! C’est en effet un sujet récurrent dans mes accompagnements.
Dans cet épisode je parle plutôt de parentalité. Mais les éclairages que j’apporte peuvent aussi être utiles pour des adultes ou des enfants en manque de confiance en eux.
Pourquoi faisons-nous tant de cas de la confiance en soi ?
La confiance en soi nous est présentée comme un préalable indispensable pour réussir dans la vie.
Ce qui fait que l’aisance sociale, la capacité à oser, tous les comportements apparentés à de la confiance en soi sont vus comme des compétences désirables, pour nous en tant qu’individu et pour nos enfants.
A contrario, tout ce qui ressemble à un manque de confiance en soi est vu comme un obstacle au bon développement de notre enfant, une source potentielle de difficultés et même d’échec.
Et dans un contexte où on attend des parents qu’ils s’assurent que leurs enfants développent leur plein potentiel, tout ce qui ressemble à un manque de confiance en soi ne manque pas a minima de les questionner et souvent de les inquiéter, les amenant à chercher comment intervenir pour aider au mieux leur enfant.
J’avais détaillé ce contexte anxiogène pour les parents dans un de mes premiers épisodes, écoutable ici.
Les idées fausses sur la confiance en soi
L’une des premières difficultés sur le chemin du développement de la confiance en soi, ce sont les représentations fausses qu’on s’en fait.
Beaucoup d’enfants ou d’adultes que j’accompagne PENSENT manquer de confiance en eux … alors que ce n’est en réalité pas vraiment le cas. Mais leur croyance devient une prophétie autoréalisatrice :
Je ne coche pas toutes les cases de l’image d’une personne qui a confiance en elle.
Donc je suis un nul, un raté.
Donc je ne peux pas réussir.
Donc je n’essaie même pas.
Je me confirme alors que je n’ai pas confiance en moi.
Je détaillerai ces idées fausses par la suite.
En tant que parents ou éducateurs, nous avons parfois tendance à entretenir certaines de ces idées fausses sur la confiance en soi sans le vouloir.
C’est pourquoi je vais commencer par définir la confiance en soi pour pouvoir ensuite voir comment on peut être plus aidant pour nos enfants et éviter d’entretenir involontairement ces idées fausses.
La confiance en soi est souvent définie comme la croyance d’un individu en sa propre capacité à réussir des tâches spécifiques, à atteindre ses objectifs et à faire face aux défis de la vie.
On réunit tout ça sous le terme de confiance en soi. Mais pourtant ces 3 aspects sont assez différents et on gagne beaucoup à les différencier.
La croyance dans sa capacité à réussir des tâches spécifiques, c’est plutôt ce qu’on appelle le sentiment d’efficacité personnelle. C’est un concept défini par Albert Bandura, un psychologue canadien.
Pour développer et améliorer son sentiment d’efficacité personnelle, il faut faire des choses … et les réussir.
La croyance dans sa capacité à atteindre ses objectifs est un peu plus large que le sentiment d’efficacité personnelle. Le sentiment d’efficacité personnelle c’est « Est-ce que je suis capable de faire cette action précise ici et maintenant ? » alors que la croyance dans la capacité à atteindre ses objectifs c’est plutôt :
- La capacité à identifier plusieurs routes pour atteindre le but : « Si ça bloque, je peux essayer une autre méthode »
- La motivation et la détermination à emprunter ces routes : « J’ai la force de me mettre en mouvement vers ce but »
Ici, on est plutôt dans le concept de « hope theory » – théorie de l’espoir – d’un autre psychologue, américain celui-là Charles Richard Snyder.
Evidemment la motivation et la détermination à se mettre en mouvement est directement liée au sentiment d’efficacité personnelle, c’est à dire à la croyance qu’on est capable de faire l’action suivante ici et maintenant.
Mais ce n’est pas tout : le dernier aspect de la confiance en soi c’est la croyance en sa propre capacité à faire face aux défis de la vie.
Et ici, on est face à un point très important : la confiance dans la capacité à faire face aux défis de la vie, c’est la confiance dans sa capacité à surmonter les échecs et les moments difficiles … ce qui implique de vivre des échecs et des difficultés pour apprendre à les surmonter.
Protéger de l’échec ou laisser grandir ? La confusion entre sécurité psychologique et l’absence de difficultés
C’est souvent là que le bât blesse : nous avons tellement dans l’idée que la confiance en soi se construit dans l’accumulation de réussites que nous oublions la capacité à surmonter les échecs.
C’est une confusion entre la sécurité psychologique et l’absence de difficultés.
La sécurité psychologique, c’est un contexte où je sais que je peux « rater », car je serai soutenu malgré ça et je serai aimé quoi qu’il arrive. La sécurité psychologique est un préalable utile pour oser prendre le risque de rater plus facilement.
A titre individuel, le concept de sécurité psychologique amène une question concrète : comment vous traitez-vous quand vous avez le sentiment d’avoir raté ou de ne pas être à la hauteur ?
Si vous vous maltraitez en vous traitant de « nullité », de « grosse merde » ou autres joyeusetés du genre – même si c’est une réaction en partie normale, j’y reviendrai par la suite – rappelez-vous que vous traiter comme ça ne crée pas forcément un contexte de sécurité psychologique dans lequel vous vous sentez capable d’essayer à nouveau.
Si vous écoutez ce podcast, vous n’êtes probablement pas du genre à dire ce genre de choses à vos enfants quand ils ratent quelque chose. Au contraire, sans doute cherchez-vous plutôt à valoriser votre enfant, à la convaincre qu’il n’est pas aussi nul qu’il semble le croire. Je détaillerai ce point par la suite, car là aussi c’est tendance positive mais qui peut donner des effets contre productifs.
Je reviens sur la confusion entre sécurité psychologique et absence de difficultés.
Quand protéger n’aide pas à construire sa confiance en soi
Si vous voyez votre enfant comme quelqu’un qui manque de confiance en lui, de sensible, peut-être de fragile, vous pensez sans doute quelque chose comme : « Un échec maintenant serait trop dur pour lui. Ça va lui confirmer qu’il n’y arrive pas. »
Alors, vous faites ce que tout parent aimant ferait dans ce genre de situations : vous aménagez l’environnement, vous intervenez pour que ça se passe bien, ou vous l’aidez à éviter une situation risquée, vous le protégez. Vous cherchez les situations pour le mettre en réussite et lui éviter les difficultés.
Ce en quoi vous avez en partie tort … et en partie raison.
En évitant les situations difficiles, vous envoyez un double message à votre enfant : « je t’aime, je suis là pour toi, je te protège » mais aussi « je pense que tu es trop fragile pour gérer un échec. Je ne te fais pas confiance pour surmonter les difficultés. ».
C’est évidemment ce 2e message qui peut venir nuire au développement de la confiance dans sa capacité à surmonter les difficultés.
Mais là où vous avez raison, c’est qu’un enfant en manque de confiance en lui, notamment s’il a accumulé beaucoup d’échecs, donc s’il a perdu son sentiment d’efficacité personnelle, peut vraiment beaucoup souffrir d’un échec supplémentaire.
C’est d’ailleurs ce qui fait que certains enfants très en souffrance vont préférer ne rien oser – ou ne pas oser – et se recroqueviller pour ne pas prendre le risque d’un nouvel échec qui viendrait confirmer leur incapacité.
Ca arrive dans les situations comme le harcèlement, la phobie scolaire, c’est à dire quand l’enfant a beaucoup essayé pour résoudre le problème sans succès. Il finit logiquement par se dire qu’il est incompétent.
Evidemment, cet évitement est un mauvais calcul sur le long terme mais c’est protecteur à court terme, et souvent la seule chose que l’enfant arrive encore à faire.
C’est pour cela que la priorité ici est plutôt de travailler sur le sentiment d’efficacité personnelle.
Attention cependant à une difficulté classique : vouloir rassurer en minimisant. « Mais non, t’inquiète, c’est facile ! ».
Pour un enfant qui doute, c’est un piège. Si vous dites que c’est facile et qu’il rate : il se sent doublement nul, car il n’a même pas réussi un truc « facile ».
Si vous dites que c’est facile et qu’il réussit : il ne ressent aucune fierté, car « tout le monde aurait réussi ».
En revanche, si vous reconnaissez le risque par exemple avec un « Si tu oses le faire malgré ce risque, tu pourras être vraiment fier de toi mais c’est vraiment difficile à faire et si tu n’y arrives pas, ce serait encore plus dur. Alors je comprendrais tout à fait que tu décides de ne pas te lancer. », alors la donne change.
S’il ose, il devient une personne courageuse. S’il choisit d’attendre, ce n’est pas par lâcheté face à un truc facile, mais par prudence face à un défi réel. Vous lui rendez sa dignité dans les deux cas.
C’est pourquoi, quand on a essayé de l’inciter à oser sans succès, il est souvent préférable de valoriser sa capacité à prendre la bonne décision pour lui-même.
J’avais donné une illustration détaillée de comment justement on peut envoyer ce message de confiance profondément renforçant à nos enfants dans un ancien article de blog sur la confiance en soi que vous trouverez ici.
Je le rappelle ici : l’objectif est d’amener l’enfant à renforcer son sentiment d’efficacité personnelle – c’est à dire l’idée que ce qu’il fait est logique, adapté et positif, et que s’il choisit de le faire c’est qu’il a de bonnes raisons de le faire. C’est en partant de ce socle qu’on peut progressivement réélargir à la fois son sentiment d’efficacité personnelle et sa capacité à se fixer des objectifs.
Comment nous renforçons parfois les idées fausses sur la confiance en soi sans le vouloir
A noter aussi qu’en incitant trop un enfant à prendre des risques, on contribue aussi à renforcer certaines idées fausses sur la confiance en soi. Par exemple l’idée que les gens qui ont confiance en eux n’hésitent jamais, ne se posent pas 36 000 questions notamment. Ce qui est complètement absolument faux.
Là aussi j’en avais parlé dans un vieil article intitulé « la confiance en soi n’existe pas » que je vous invite à lire.
C’est particulièrement important à l’adolescence où je vois parfois des manques de confiance en soi totalement inventés notamment chez les garçons. Leurs hésitations, leurs questions sont perçues comme des manques de confiance en eux alors qu’il s’agit d’un fonctionnement tout à fait normal et d’une lucidité peut-être supérieure à la norme autour des enjeux et des risques.
En plus l’adolesence est une période de la vie où le regard des autres est particulièrement important et où les risques relationnels sont donc particulièrement marqués pour les ados. Nous les parents avons tendance à sous estimer ces risques et à les minimiser, ce qui peut conforter l’ado dans la croyance qu’il manque de confiance en lui.
Pendant l’enfance, on se conforme à la norme familiale. A l’adolescence, on se confronte et on se conforme à la norme du groupe. Et c’est en se confrontant à cette norme qu’on va ressentir là où cette norme nous convient et là où elle ne nous convient pas. C’est comme ça qu’on construit notre identité. Attendre des ados qu’ils rejettent les normes de groupe serait attendre qu’il ait une identité sans l’avoir construite, ce qui est un peu utopique non ?
D’ailleurs, parlons de cette pression du groupe à l’adolescence.
Parfois, le blocage ne vient pas d’un manque de capacité, mais de la peur de passer pour « celui qui fait bizarre ». Ici, au lieu de leur faire la morale sur l’intérêt de savoir s’affirmer, vous pouvez leur donner des outils pour sauver la face.
Si votre fille ne veut pas fumer mais a peur de passer pour la « bonne élève » ennuyeuse, suggérez-lui une excuse externe crédible : « Dis que tu as de l’asthme ». Ça coupe court à la pression sans qu’elle ait à justifier son choix moral.
Si votre ado veut se concentrer sur ses devoirs et ne pas répondre instantanément à ses amis (un truc très important pour eux), dites-lui : « Tu peux leur dire : ‘Ma mère est hyper pénible, elle confisque le téléphone tant que les devoirs ne sont pas finis et je ne peux vraiment pas faire autrement sinon elle est hyper relou ».
Résultat ? Il ou elle respecte ses valeurs, mais rejette la « faute » sur vous, le parent autoritaire. Il ou elle garde ses amis et sa tranquillité.
C’est ça, aussi, aider son enfant à avoir confiance : lui donner les clés pour naviguer socialement sans se trahir.
Je m’égare un peu, même si ce sujet de la confiance en soi est particulièrement important à l’adolescence et qu’il est encore plus particulièrement important à ce stade de leur vie d’être prudent sur nos manières de faire avec eux.
Passons maintenant à la confiance dans sa capacité à surmonter les défis
L’enfant a besoin d’affronter des échecs pour construire cette capacité. Même si nous ne surprotégeons pas les enfants, nous pouvons nous effrayer de les voir vivre trop douloureusement un échec. Ce qui nous amène à chercher à les en sortir rapidement.
Souvent là encore en minimisant la douleur de l’échec – en disant que ce n’est pas grave par exemple – ou en tentant de les raisonner ou plutôt de les convaincre qu’ils n’ont pas de raison de se sentir aussi mal.
Encore une fois, il se peut que ça fonctionne. Mais rien n’est moins sûr : un échec, ça fait mal. Et s’entendre dire que ce n’est pas si grave ou qu’il y a pire, ou qu’on devrait passer à autre chose peut faire ressentir à la fois le sentiment que personne ne nous comprend, ou qu’on ne ressent pas les bonnes choses.
Ce qui là encore n’est pas forcément aidant pour la confiance en soi car l’enfant peut alors se mettre à douter de la justesse de ce qu’il ressent. Et avoir confiance en soi, c’est aussi pouvoir se fier à ce qu’on ressent précisément. Si on commence à se dire qu’on ne ressent pas ce qu’il faudrait ressentir, le sentiment d’efficacité personnelle en prend un coup.
Rejoindre l’enfant en lui montrant de l’empathie, en lui disant qu’on voit bien à quel point c’est difficile, qu’on comprend qu’il ait besoin de temps et qu’on lui fait confiance pour savoir s’il a besoin de notre aide est là encore un outil précieux.
Et il est aussi très précieux là encore de ne pas chercher à résoudre le problème trop vite, ou à proposer trop rapidement des solutions qui n’ont pas été réellement explicitement demandées. Cela peut en effet envoyer le message à l’enfant qu’il dysfonctionne, ce qui n’aide pas pour sa confiance en lui.
Une autre composante de la confiance : la capacité à s’évaluer justement et le paradoxe des compliments
Parlons maintenant d’un autre composante de la confiance en soi : la capacité à s’évaluer. Et pour cela je vais parler des compliments.
Une autre de nos tentatives pour renforcer la confiance en soi de nos enfants consiste à faire des compliments. Nous espérons que l’enfant va entendre le positif dans nos propos et en sortir renforcé.
Hélas les compliments ont eux aussi leurs limites. Et là encore, moins l’enfant a confiance en lui, plus ces compliments peuvent avoir des effets négatifs.
Oui je sais, c’est très surprenant … mais c’est assez bien documenté dans la littérature sur le sujet.
Je ne sais pas vraiment ce qui nous pousse à croire qu’un enfant qui se dévalorise va soudainement se dire, en nous entendant vanter ses mérites : « mais oui c’est vrai, je suis une personne géniale et pleine de qualités ! ».
Quand je fais ça (oui ça m’arrive !!!) mon fils me répond généralement : « maman tu n’es pas objective : tu es ma mère ! ». Ce que je trouve horriblement injuste parce que oui je suis sa mère mais je me trouve tout à fait impartiale quand je parle de mes enfants (évidemment !!!).
Nous sommes ici face à un problème d’évaluation. Un enfant – même tout petit – a sa propre évaluation de ce qu’il fait (en bien ou en mal, que ce soit des choses positives ou des « bêtises »).
Quand nous avons envie de le valoriser, nous lui renvoyons notre propre évaluation de ce qu’il a fait. Si nos 2 évaluations sont à peu près équivalentes, tout va bien se passer et la confiance sera renforcée.
Mais si les 2 évaluations ne concordent pas, on crée un écart qui va générer une réaction chez l’enfant, des doutes, des questions.
Attachons nous à la situation d’un enfant qui manque de confiance en lui puisque c’est notre sujet. Dans ce genre de situations, l’enfant a tendance à se dévaloriser. La tentation pour les parents est alors grande de chercher à faire changer son point de vue en insistant sur tout ce que NOUS voyons de bien.
Autrement dit : il y a déjà un écart au départ (l’enfant s’évalue plus bas que nous) mais nous l’augmentons artificiellement en renforçant nos compliments pour convaincre l’enfant. Or cet écart conduit généralement l’enfant à :
- se concentrer sur l’écart justement, c’est à dire sur tout ce qu’il pense lui manquer pour être au niveau de ce que nous lui renvoyons
- disqualifier nos compliments (le fameux « tu n’es pas objective » de mon fils par exemple)
- s’inquiéter parfois même : « si mes parents ont besoin de me faire autant de compliments, c’est que la situation est peut-être encore plus grave que ce que je croyais ? »

Le compliment n’est donc pas forcément une super idée, ou plus précisément n’est pas forcément le meilleur outil pour renforcer la confiance en soi.
Mais comment on fait alors pour valoriser nos enfants ?
On ne le fait pas … non je rigole ! Mais valoriser demande – vous l’aurez compris – quelques précautions.
D’abord, on ne s’évalue pas à chaud !
Dans l’euphorie ou dans la détresse – selon son état d’esprit – on a une évaluation moins pertinente de ce qu’on fait. Si un enfant se dévalorise à chaud – et qu’il n’est clairement pas objectif du tout – mieux vaut éviter de rentrer dans la contradiction. Vous risquez surtout de le pousser à contre argumenter et donc à renforcer son propre ressenti négatif.
Vous pouvez simplement refuser de retourner une évaluation en disant simplement que vous pensez que ce n’est pas le moment par exemple et que vous pourrez en reparler plus tard.
Autre proposition : parfois l’enfant insiste pour avoir notre point de vue, alors que nous savons pertinemment qu’il ne le recevra pas positivement. Dans ces cas là, il est important de dire que notre opinion est non négociable et non modifiable.
Cela signifie que nous n’accepterons pas d’en discuter avec l’enfant.
S’il veut avoir notre avis, il doit l’écouter sans répondre. A lui ensuite de décider quel crédit il lui accorde. Cela réduit les risques de renforcer la dévalorisation sans le vouloir et ça oblige l’enfant à écouter vraiment ce qu’on lui dit.
Si l’enfant commence à vous contredire alors que vous avez clairement annoncé que vous énonciez une opinion non négociable et non modifiable, tenez bon : « j’ai dit ce que je pensais de ce que tu as fait. A toi de décider ce que tu veux en faire mais je refuse d’en discuter. Je te l’ai dit : c’est mon opinion et elle n’est pas négociable. »
Ces propositions sont tout particulièrement pertinentes pour les enfants qui visent la performance (sportive, musicale, scolaire ou autre).
La haute performance implique d’avoir le regard tourné vers le négatif pour améliorer les micro détails qui vont faire passer de bon à très bon. C’est pour cela que la haute performance est à une pratique à risque pour la santé mentale. Et c’est aussi pour cela qu’il est particulièrement important de veiller à la manière et aux moments où l’enfant s’évalue dans ce cadre, et plus particulièrement quand les enfants sont en doute sur eux-mêmes.
Pour aller plus loin sur ces notions de compliments, je vous invite à lire aussi d’autres articles que j’avais écrits sur ce sujet et notamment :
En fin de compte, travailler sur la confiance en soi de son enfant, c’est surtout accepter de le voir hésiter, trébucher, et parfois échouer, sans intervenir systématiquement.
C’est comprendre que sa douleur face à un échec n’est pas une preuve de fragilité, mais une conséquence normale de l’apprentissage.
Plutôt que d’essayer d’éviter toutes les difficultés, il s’agit simplement d’être présent quand ça ne se passe pas comme prévu, de l’aider à analyser la situation par lui même et lui donner l’autorisation d’être prudent, le droit d’avoir peur, c’est souvent tout ce dont il a besoin.
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