ColoursDans les accompagnements que je fais – et notamment pour les couples – je me rends compte que le pouvoir de l’égoïsme est largement sous-estimé

Et j’ai eu envie de vous le dire sous une forme un peu inhabituelle …

Toi l’égoïste, j’te kiffe, j’te love, j’t’adore …

Quand je suis là, tu m’apprécies, tu m’aimes et tu me le fais sentir.
Si tu es mon mec, je suis désirable et jolie.
Si tu es mon parent, je suis responsable et autonome.
Si tu es mon ami-e, je suis intéressante et fun.
Tu m’aimes et je le sais à ton regard, ton sourire, tes gestes, tes mots, ton attention, …
Ca me fait du bien, ça gonfle ma confiance en moi, ça me rend invincible.

Toi l’égoïste, j’te kiffe, j’te love, j’t’adore …

Tu m’aimes quoi qu’il arrive, tu m’aimes pour des raisons indéfinissables.
Tu t’en fous que j’aie le ventre qui pendouille, les seins trop petits ou que je soie trop maigre.
Tu t’en fous que je soie timide, que je ne réussisse pas à l’école ou que je soie nul-le en sport.
Tu t’en fous que je raconte ma vie ou que je fasse la gueule pendant la soirée.
Tu prends ton plaisir à des détails chez moi que je n’avais même pas vus.
Tu me connais bien et tu m’aimes malgré tout.

Toi l’égoïste, j’te kiffe, j’te love, j’t’adore …

Mais surtout, SURTOUT tu n’as pas besoin de moi pour être heureux, tu n’attends rien de moi
Je n’ai pas besoin de faire l’amour avec toi, ni même d’avoir envie de toi.
Je n’ai pas besoin d’être à la hauteur de tes exigences,
Je n’ai pas besoin de faire quoi que ce soit pour te satisfaire ou te plaire :
Tu ne peux pas savoir combien c’est reposant pour moi.
Avec toi, je me sens libre, infiniment libre d’être moi-même

Toi l’égoïste, j’te kiffe, j’te love, j’t’adore …

 

Alors je vous invite à être égoïste, votre entourage vous en sera infiniment reconnaissant ;-).

Photo Credit: Camdiluv ♥ via Compfight cc

Pour plus de ressources autour du couple – articles d’autres blogs, vidéos, … – retrouvez ma « revue de Web » par ici.

  1. Magnifique suis tout ému… est-ce que je peux le diffuser sur mon mur facebook avec le nom de l’auteur bien sûr ?

    En tout cas merci car je viens de comprendre une grande chose dans mes relations amoureuses…

    Eric HERISSON

  2. Je ne comprend pas trop le sens de cet article… Peut-être est-ce un malentendu? Pour moi, quelqu’un qui a de l’amour propre n’est pas un égoïste!
    Pour moi, un égoïste ne fait pas autant de bien à son entourage, ça aurait peut-être été bien de définir un peu le terme pour comprendre ce qui fait qu’il est si positif pour vous.

    • L’égoïste est heureux avec moi MAIS il n’a pas besoin de moi pour être heureux.
      Je n’ai pas besoin de répondre à des attentes, de me conformer à un modèle ou à des exigences.
      La phrase-clé est : il n’attend rien de moi.

      Je ne sais pas si c’est plus clair ?

      • Oui oui, je crois bien comprendre, mais en fait, c’est juste que je ne suis pas vraiment d’accord avec le terme « égoïste »! Pour moi, c’est vraiment quelqu’un qui a beaucoup d’amour propre, et donc qui se sent « plein », et qui n’a pas besoin des autres pour combler son vide, ou qui ne juge pas, puisqu’il ne se juge pas lui-même.
        Parcontre, un égoïste n’aime pas les autres autant qu’il s’aime lui-même. Car il place son égo et ses intérêts avant toute chose, avant les autres, et même en quelque sorte avant lui-même, et son véritable amour propre.
        Mais c’est vrai que je ne sais pas trop quel terme utiliser à la place!

        • Je n’ai pas trouvé non plus de terme plus adéquat ;-).
          Et puis j’aime bien l’idée de faire d’un truc plutôt considéré comme un défaut une qualité ;-).

          • J’avais bien remarqué que tu aimais bien casser les idées préconçues! 😉
            Je que je vais réfléchir à la question ces prochains jours, c’est un mot intéressant à avoir dans son vocabulaire!

  3. Je dois avoir la même réticence que Zoline concernant le vocabulaire… et aussi une question « bête » et pratique qui me chiffonne : si ça fonctionne en couple, le « charité bien ordonnée commence par soit-même » ne fonctionne plus du tout avec l’arrivée d’enfant(s) !
    Si l’un souhaite égoïstement regarder un film tranquille, l’autre bouquiner au calme, mais que bébé à faim, ça se passe comment ? Et si les deux souhaitent « égoïstement » dormir… mais que bébé hurle pour un rot/un câlin/un RGO ?

    Je me trompe peut-être, mais j’ai l’impression que c’est justement l’égoïsme qui tue les couples, en tout cas ceux qui se séparent autour de moi. L’un est égoïste et s’éclate… laissant à l’autre la gestion de l’intendance (même en laissant tomber le ménage, il faut bien laver le linge et cuisiner !). Ça passe quand il n’y a pas d’enfants (le repas n’est pas fait ? tant pis, le premier qui a faim propose traiteur ou resto !), ça casse quand un petit être dépend de ses parents pour (sur)vivre.

    J’ai aussi un exemple de parité parfaite d’égoïsme dans la famille : bébé peut hurler 3h (j’exagère : 2h45, montre en main) le soir, et finir par s’endormir dans son vomi, sans que ni papa (devant son match de foot) ni maman (devant son ordi) ne se lève du canapé… alors qu’ils reçoivent des invités qui ont bien du mal à endormir sereinement leur 2 petits bouts à eux dans de telles conditions.

    J’ai peut-être une vision étriquée de la société, mais j’ai l’impression aussi que l’épanouissement-personnel-avant-tout est bien ancré chez les hommes… parce qu’ils ont bobonne pour assurer l’intendance. Quand bobonne brûle son tablier, ouïlle…

    L’égoïsme, finalement, je ne le kiffe pas trop dans les faits, même si je comprends bien la philosophie de départ : « le bonheur n’est pas de rendre l’autre heureux, mais d’être heureux et offrir ce bonheur à l’autre ».

    • Le pb dans la 2e situation est effectivement que l’un des 2 n’est pas égoïste et assure à la place de l’autre ;-).

      J’ajoute que l’égoïste dont je parle est respectueux et admiratif de l’autre et non un enfoiré qui fait passer ses besoins avant ceux des autres si je peux me permettre.

      L’équilibre est difficile mais je parle là – notamment dans les couples – de gens qui pensent systématiquement que c’est parce que l’autre ne fais pas ce qu’il faut que les choses ne vont pas : « tu ne communiques pas assez », « tu ne fais pas le ménage », « tu ne fais pas assez l’amour », …
      Ce genre de demande tue l’amour, l’autre se sent enfermé et ne peut faire les choses spontanément. C’est insupportable de perdre sa liberté et c’est particulièrement vrai dans les pb de désir : on ne peut pas désirer qq qui exige ça de nous.

      • Je suis d’accord avec oops, c’est d’ailleurs cela qui m’a laissé perplexe à la lecture de ton article. Je comprend bien ce que tu veux dire, je suis même tout à fait d’accord, mais c’est le fait qu’il puisse laisser croire à qui veut bien l’entendre que « être égoïste, c’est bien, et ne pas aimer l’égoïste, c’est pas bien ». (en gros)

        Parcontre, je voulais rebondir sur le dernier passage de ton commentaire qui me touche beaucoup, car j’ai vécu cette situation, et je n’ai jamais réussi à mettre des mots là dessus. Car une personne qui fait ce genre de reproche a toujours le dernier mot, puisque ses reproches sont fondés sur des faits réels, elle ne supporte pas que l’on lui dise de se remettre en question….

        • OK je comprends ce que tu veux dire à propos de « c’est bien/c’est mal ». Et je confirme que ce n’était pas mon intention.
          Quant au reste, la plupart des intervenants partent du principe qu’une absence de désir est un pb en soi. Je pense que l’absence de désir est le résultat d’autre chose 😉

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