Et si on parlait régime ? 2 livres pour vous réconcilier avec l’alimentation (et perdre du poids)

Comme tous les 2e lundis du mois, voici ma proposition de lecture dans le cadre de la Bibliothèque de S Comm C« . Ce mois-ci, je vous parle de 2 livres (ou plutôt 3) : « L’anti-régime » (et « L’anti-Régime au quotidien » de Michel Desmurget) et « Le régime paradoxal » de Giorgio Nardone. En effet ces 3 ouvrages sont complémentaires. J’en profite pour aborder un sujet qui travaille beaucoup d’entre nous : celui de la perte de poids, de la réconciliation avec son corps et de l’apaisement de notre rapport à l’alimentation. Vaste sujet n’est-ce pas 🙂 ?

« L’anti-régime » et « L’anti-régime au quotidien » de Michel Desmurget, des livres pour comprendre le fonctionnement de notre corps face à l’alimentation

Ces 2 premiers livres permettent une appréhension réaliste des enjeux biologiques réels de la perte de poids. Ils vous permettront de comprendre pourquoi tout régime qui vise à une perte de poids rapide (et même moyenne) est inexorablement voué à l’échec.

« L’anti-Régime au quotidien » est une version illustrées, plus agréable à feuilleter que »L’anti-régime« . Mon côté scientifique a préféré le 2e, plus austère mais surtout plus complet, plus détaillé, plus fouillé. Tout y est. La version « L’anti-Régime au quotidien n’apporte pas de connaissances supplémentaires. A vous de voir quelle version sera la plus agréable à lire pour vous.

L’essentiel à retenir de ces 2 livres

Perdre du poids rapidement est facile. Perdre du poids durablement est très difficile.

Toute perte de poids trop importante déclenche inévitablement des mécanismes biologiques visant à reprendre le poids perdu. Ces mécanismes entrainent une faim accrue (vous avez plus faim que les autres même si vous mangez bien), une sensibilité moindre à la satiété, une réduction de vos capacités de contrôle face à la nourriture. En résumé : vous avez plus faim, vous avez moins de capacité à vous retenir quand de la nourriture est disponible et vous avez besoin de manger plus pour vous sentir rassasié.

Ces mécanismes de contrôle du poids sont purement biologiques ET TOTALEMENT INDEPENDANTS DE VOTRE VOLONTE. Plus vous avez fait de régimes, plus ces mécanismes sont activés et moins ils tolèrent une baisse de poids.

Ca, c’est pour la mauvaise nouvelle … Mais il y en a une bonne : il existe un seuil au-dessous duquel ces mécanismes ne s’activent pas.

Pour maigrir durablement, il faut le faire suffisamment lentement pour passer sous les radars biologiques de notre corps. 

Mon avis sur « L’anti-régime » (version normale et version « au quotidien »)

Les 2 sont intéressants. Ils vous donneront une bonne connaissance des mécanismes biologiques et aussi des dizaines d’astuces utilisables au quotidien pour faire pencher la balance à la baisse.

Michel Desmurget s’en défent mais son approche ressemble fort à une restriction cognitive permanente.

C’est quoi la restriction cognitive ? pour simplifier, c’est le fait de « calculer » son alimentation avec sa tête.

En lisant ce livre, mes émotions disaient « quelle horreur !« . Je ne me voyais pas réfléchir à chaque fois que je prenais un aliment, peser le pour et le contre, les bénéfices et les risques. Rien que d’y penser ça m’agaçait. Et puis ça ressemble trop à des tentatives que j’ai le régime paradoxal : quand on controle son alimentationdéjà faites par le passé : « faire attention », « manger équilibré », etc. En gros, son livre ressemble plus à un régime permanent qu’à un anti-régime.

Je partage donc tout à fait la vision de Michel Desmurget sur la perte de poids. J’ai apprécié ses apports sur les mécanismes biologiques et les freins spontanés. Ils rejoignent ce que je savais déjà de la volonté qui est un outil bien trop fragile pour résoudre des problèmes importants. Par contre, son approche de l’alimentation – « avant de prendre la part de gâteau proposée par votre collègue, pensez à l’intérêt pour votre corps » en résumé – ne me parle pas du tout. J’ai apprécié aussi ses apports sur l’activité physique. Elle doit aussi se gérer comme l’alimentation : une hausse trop forte de l’activité va activer les mêmes mécanismes que la baisse de la ration calorique. Ca déculpabilise et ça facilite les choses !

Donc »L’anti-régime » est intéressant. Je vous conseille de le lire malgré tout car il est vraiment très riche. Mais il n’est pas suffisant pour perdre du poids et se réconcilier durablement avec l’alimentation et son corps.

Il donne même des courbes pour vérifier si on est bien dans une perte suffisamment lente ou non !

Et si on essayait complètement autre chose ? L’approche paradoxale de Giorgio Nardone avec « Le régime paradoxal »

J’apprécie le travail de Giorgio Nardone, une des têtes pensantes de l’approche systémique interactionnelle et stratégique que je pratique. Son travail est souvent mal compris car il nécessite d’être à l’aise avec le côté interactionnel et paradoxal.

le régime paradoxal : une approche absurdement simpleSon livre « Le régime paradoxal » peut sembler absurde à ceux qui ne sont pas familiers de l’approche paradoxale. Il leur fera donc penser à une simplification abusive du problème de la perte de poids.

Cependant, quand on connait bien les problématiques du poids et de l’alimentation, qu’on est à l’aise avec les mécanismes émotionnels et relationnels sous jacents, ce que Nardone propose semble soudain évident : il s’agit simplement de proposer une tâche qui va débrancher notre conscience, notre volonté et permettre ainsi à notre cerveau de réguler la situation plus facilement.

Mais c’est le propre du paradoxe : il s’explique difficilement avec des mots, il s’éprouve plutôt émotionnellement.

C’est quoi le régime paradoxal ?

Le régime paradoxal contient 3 instructions en tout et pour tout. Il est donc d’une simplicité biblique :

  • manger seulement aux 3 repas principaux et pas en-dehors
  • faire un exercice de visualisation chaque jour pour laisser venir nos envies alimentaires (et manger le reste de la journée ce qu’on aura imaginé)
  • manger UNIQUEMENT ce qui nous fait plaisir
  • pratiquer une activité physique qui nous apporte du plaisir

Simple n’est-ce pas ? J’imagine que la plupart d’entre vous s’est immédiatement dit « et ben c’est pas avec ça que je vais perdre du poids ou que je vais manger équilibré. »

L’idée de base du régime paradoxal est de faire sauter les verrous émotionnels de la restriction cognitive. Celle-ci nous entraine en effet vers une relation compliquée avec la nourriture. Elle est source de compulsions (les restrictions – même minimes – sont suivies de dérapages ou d’excès). Nardone explique très bien les mécanismes dans le livre :-).

Mon expérience avec le régime paradoxal

Puisque le paradoxe est difficile à expliquer, je vais vous parler plutôt de mon expérience avec ce fameux « régime paradoxal ». Ce sera certainement plus parlant.

J’ai démarré le 23 décembre (pas idéal pour démarrer un régime hein 😀 ?). J’ai fait le constat que mon poids augmentait régulièrement depuis déjà plusieurs mois (et même années). J’en suis arrivée à une situation où je souffre de mon image corporelle (c’est supportable mais quand même pas terrible). Je commence à m’inquiéter pour ma santé.

J’ai utilisé la méthode de Michel Desmurget pour mesurer mon poids. Il s’agit de se peser tous les jours mais d’utiliser une moyenne sur 14 jours pour évaluer son poids. J’aurais pu me passer de balance mais j’avais envie de savoir s’il y avait ou non des résultats « mesurables ». Si vous voulez en savoir plus, lisez « L’anti-régime » : il explique très bien comment ça fonctionne. Cela m’a aidée à relativiser les variations quotidiennes inévitables du poids. Vous trouverez dans l’image suivante quelques explications pour vous montrer l’intérêt d’utiliser une moyenne sur 2 semaines (si vous pouvez vous passer de pesée, c’est encore mieux) :

Au démarrage (le 23/12/2018 donc), ma moyenne sur les 2 semaines précédentes était de 67,6 kg (j’ai une balance connectée donc mon poids était enregistré chaque jour). Mon niveau d’activité physique moyen sur 2018 (mesuré avec mon smartphone) était dramatiquement bas avec une moyenne de 4471 pas par jour :-/ …

L’exercice de visualisation pour laisser libre cours à mes envies

Je l’ai fait régulièrement les premiers jours. C’était intéressant de voir ce qui me faisait envie, de préparer mentalement dans quel contexte j’allais le faire, comment j’allais manger, avec des détails assez précis. Ca facilite la prise de décision au moment du repas. J’ai eu des envies style carottes rapées. J’en ai été aussi surprise que vous en le lisant 😀 !

Assez rapidement, je n’avais plus d’envies – au sens plaisir du terme. Je l’ai interprété positivement : c’était la preuve que je n’avais pas trop de restrictions alimentaires et je m’autorise tous les aliments. La visualisation matinale est alors vite devenue un exercice pesant. J’ai modifié l’exercice pour m’accorder plutôt ce temps avant chaque repas.

J’ai fini par réaliser que le terme « envie » était trop vague. Je ne fais plus l’exercice de façon formelle (comme un temps de méditation) mais je me laisse le temps d’imaginer ce que j’ai envie de manger. Quand rien ne me fait ENVIE, je me demande alors CE QUI ME FERAIT DU BIEN.

Le changement a l’air subtil mais il évite un contrôle volontaire. J’envoie le message à mon cerveau que je lui fais CONFIANCE pour savoir ce qui est bon ou non.

Et ça marche. Mon alimentation est globalement plus équilibrée, plus riche en fruits et en légumes qu’avant.

A ce stade (donc environ 50 jours après le début), je ne fais plus ce temps de visualisation de manière formelle. Je prends simplement le temps de me poser la question de ce qui me ferait envie et/ou du bien lors du repas à venir. C’est fonctionnel pour moi.

Ne manger qu’aux repas, c’est le plus difficile !

J’ai commencé avec les 3 repas comme prescrit par Nardone. J’avais de grosses fringales le soir vers 18h. L’immense majorité des compulsions a pour origine une restriction alimentaire (je me restreins et je finis par craquer), c’est assez bien documenté dans la littérature scientifique.

Il fallait donc que je mange plus pour éviter ces fringales. Je ne me sentais pas de manger plus à midi. Je trouvais déjà que je mangeais beaucoup, souvent plus que ma satiété. J’ai rapidement ajouté un goûter. Je l’ai pris assise à table comme un repas. Mon rythme est donc de 4 repas par jour et non 3 comme proposé par Nardone.

Refuser la part de gâteau de la collègue ou les croissants du petit déjeuner n’est pas toujours simple. Je me suis surprise à trouver cela beaucoup plus facile depuis que j’ai commencé le régime paradoxal. Je ne saurai pas expliquer pourquoi. Quand je sais qu’il y aura des viennoiseries (en formation, dans les espaces de co-working où je travaille, etc), il m’arrive de ne pas prendre mon petit déjeuner en prévision. D’autres fois, je prends mon petit déjeuner mais je ne prends pas de viennoiseries. Ca ne me demande pas d’effort particulier.

La réponse à « comment ça se fait que ça ne demande pas d’effort » réside dans cette phrase :

Si tu ne te l’accordes pas, tu ne pourras y renoncer. Si tu te l’accordes, tu peux y renoncer. – Giorgio Nardone

Le plus dur pour moi, ce sont les moments de colère, de frustration ou de stress. Dans ces moments-là, quand je suis chez moi, je me précipite dans la cuisine et je mange (généralement du pain et du fromage, parfois des biscuits mais plutôt du salé). Ces moments-là sont encore présents mais j’y travaille en les reconnaissant déjà, puis en m’asseyant à table ou attendant quelques minutes avant de manger.

Je m’impose aussi de manger en en faisant RIEN d’autre (télé, écran, lecture, etc). C’est très difficile quand je suis seule ! Quand d’autres personnes sont présentes c’est évidemment plus facile mais il y a quand même une source de distractions (les autres, Michel Desmurget en parle dans « L’anti-régime« ). Je continue à travailler sur ce point.

L’activité physique dans le régime paradoxal

Nardone propose simplement de trouver une activité physique qui nous apporte du plaisir, sans insister plus que cela. Pour ma part, avec mon emploi du temps bien rempli et des horaires assez aléatoires, des activités fixes sont difficiles à mettre en place.

régime paradoxal : ma petite promenade quotidienneJ’ai donc opté pour une activité douce : marcher plus, plus souvent, pratiquer des activités ludiques avec les enfants (trampoline par exemple). J’avais peur d’avoir du mal à tenir le rythme à la fin des vacances de Noël. Mais j’ai réussi à garder un niveau d’activité bien supérieure à ma moyenne sur 2018 (j’en parle dans la partie résultats).

Je n’ai rien fait d’extraordinaire ou d’exigeant : prendre plus de pauses entre mes rendez-vous et en profiter pour aller marcher dehors, aller de la gare à mon cabinet à pied quand je prends le train au lieu de prendre le tram ou le métro (35 mn à pied au lieu 20 mn en métro), faire des balades le week-end, me garer plus loin, ne plus prendre les ascenseurs ou les escalators, etc.

Ca reste quand même la partie qui me demande le plus d’effort 🙂 !

Les résultats de ce régime paradoxal

En résumé, je mange ce qui me plait et/ou ce qui me fait du bien, selon comment je me sens. Je n’ai eu le sentiment de faire absolument AUCUN effort durant ces 50 jours. Je ne me suis jamais dit que je devrais manger ceci plutôt que cela et pourtant j’ai très souvent fait des choix très diététiquement corrects :-).

Je me sens plus légère et les chiffres le confirment :

  • poids (moyen sur 2 semaines) le 23/12/2018 : 67,6 kg
  • poids (moyen sur 2 semaines) le 10/02/2018 : 67,0 kg

Alors OK je n’ai perdu que 600 malheureux grammes. Cela fera sans doute rigoler certains d’entre vous.

Mais je les ai perdus sans effort, sans aucune restriction. J’ai même fait de nombreux repas de fête, entre amis, au restaurant dans l’intervalle. Je ne me suis jamais privée (j’ai même choisi avec PLAISIR de la salade au restaurant, un truc qui ne me serait JAMAIS arrivé avant).

Evidemment, la période est bien trop courte pour en déduire quoi que ce soit au niveau du poids (que ce soit sur la perte ou sur le maintien d’une éventuelle perte sur le long terme). Je ne manquerai pas de vous tenir informés de la suite (n’hésitez pas à me relancer si vous voulez en savoir plus).

Pour l’activité physique je suis passée d’une moyenne de 4471 pas à 6516 depuis le 23/12/2018. C’est presque trop 😀 (pour éviter une variation trop rapide). Je ne me force donc pas et je m’affale avec bonheur dans mon canapé.

N’hésitez pas à me solliciter ici ou sur les réseaux sociaux si vous voulez en savoir plus sur les résultats, sur ce que je mange, etc et si vous voulez que je fasse des points réguliers sur le sujet.

Si vous voulez vous lancer dans le régime paradoxal

Mon conseil principal : ne sautez pas les étapes !

Respectez scrupuleusement les prescriptions du régime paradoxal, voyez comment elles fonctionnent pour vous et adaptez les au fur et à mesure. Chaque pas, chaque expérience est importante. Ce sont ces expériences qui amèneront des changements, et non votre réflexion.

Si vous avez des difficultés (des compulsions ou autres), il se peut que des freins émotionnels plus puissants vous empêchent d’être libre d’appliquer les prescriptions. Une aide extérieure peut alors être utile. Des diététiciens compétents pourront vous aider aussi au niveau alimentaire que psychologique. Beaucoup de psychothérapeutes formés aux troubles et difficultés alimentaires sont aussi compétents sur le versant psychologique des difficultés rencontrées.

Faites attention aux « coachs en nutrition » : ils ont souvent des informations tronquées, non validées scientifiquement sur l’alimentation et sont peu au fait des ressorts psychologiques et biologiques derrière leurs préconisations.

L’alimentation est un sujet sensible, au carrefour de la biologie, de la psychologie et de la culture. Elle ne peut pas s’aborder de façon simpliste.

Pour acheter les livres dont je parle dans cet article :

D’autres ressources à propos de poids, d’image du corps et d’alimentation :

Sur ce blog :

Ailleurs sur le web : le blog de Florian Saffer, un diététicien avec qui je collabore régulièrement. Il propose une approche humaniste et réaliste de l’alimentation. A lire par ici.

Les livres :


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Sandrine Donzel

Parentalité, couple, communication, développement personnel ? Votre vie ne ressemble pas à ce qui est décrit dans les livres ? Pas de panique et bienvenue dans la VRAIE VIE, celle qui est abordée sur ce blog ! Je vous y propose des outils concrets, pragmatiques et REALISTES pour répondre à vos interrogations. Bonne lecture !

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14 pensées sur “Et si on parlait régime ? 2 livres pour vous réconcilier avec l’alimentation (et perdre du poids)

  • 11 février 2019 à 08:33
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    Merci pour ces decouvertes !
    pour moi ce qui a marché c’est les IG, ne plus manger de sucre ( a part a gouter fruits pruneaux etc) et je n’ai jms eu faim. J’ai decouvert ca avec marie chioca qui a un blog et son livre la minceur durable. la diététique explique bien le mecanisme de l’IG ds notre corps qui stocke ou reclame du sucre, une revelation, pourtant c’est basique je sais 🙂

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    • 11 février 2019 à 09:58
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      Même commentaire que pour la personne précédente : ce n’est pas le fait de supprimer certains aliment qui fait perdre du poids mais le fait de réduire les apports caloriques. Or supprimer certains aliments ou catégories d’aliments conduit de fait à une restriction calorique.Michel Desmurget l’explique très bien dans son livre que je vous invite vivement à lire. Il y dénonce d’ailleurs les contre-vérités énoncées par des pseudo-coach en nutrition. Votre Marie Chioca semble malheureusement en faire partie car ses assertions ne tiennent pas face aux réalités scientifiques mesurées (voir les références dans le livre de Michel Desmurget)

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  • 11 février 2019 à 09:32
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    Bonjour je mettrais quelques nuances. moi aussi je prenais du poids doucement mais sûrement depuis des mois voire des années. Conseillé de supprimer les féculents et le sucre le soir. je n’ai pas l’impression de me priver car j’ai constaté que je n’avais pas plus faim je mange bien bien le matin et le midi avant je mangeais plein de chocolat et autres le soir. Et ça a marché voilà c’est juste un témoignage ce n’est pas vraiment un régime c’est durable.

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    • 11 février 2019 à 09:55
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      attention : ce n’est pas le fait de supprimer le sucre ou le chocolat ou les féculents qui fonctionne mais le fait de réduire les apports caloriques. Or supprimer certains aliments ou catégories d’aliments conduit de fait à une restriction calorique.Michel Desmurget l’explique très bien dans son livre que je vous invite vivement à lire.

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  • 11 février 2019 à 22:11
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    Bonjour
    Merci pour cet article.
    Ah, la nouritture! Je ne fais pas de régime et je suis bien avec mon corps. En même temps je souhaite être plus sereine dans ma manière de manger. J’ai identifié que je craque régulièrement sur ce qu’il y a de sucré dans le placard quand je suis trop chargée émotionellement (conflit avec les enfants, la plupart du temps). Et comme en fait je n’ai pas faim mais que j’ai besoin de me calmer, je suis en train de tester un nouveau sytème. Au lieu d’engoufrer la tablette de chocolat, je passe sur mes tempes et mes poignets un roll’on d’huile essentielle appaisante. Cela a marché plusieurs fois sauf une exception.
    Bises

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  • 11 février 2019 à 22:29
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    Bonjour Sandrine,
    Je suis toujours assidument ton blog 🙂 et depuis le colloque Virages, je m’intéresse de plus en plus à la systémique.
    « Le régime paradoxal » me tente bien mais j’aurai voulu savoir si l’auteur y aborde comment gérer ses « envies visualisées » lorsqu’on ne fait pas soi-même la cuisine, par exemple si on déjeune dans sa cantine d’entreprise, qui ne servira pas forcément ce qu’on avait imaginé le matin ? Cela parait une très bonne méthode, mais semble compliquée à mettre en place quand on ne gère pas la préparation des repas soi-même ? Quelle est ton expérience là-dessus ?
    Merci d’avance de ton retour.

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    • 12 février 2019 à 11:50
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      Bonjour, Nardone n’est pas du genre à donner des détails malheureusement :-).
      J’ai le même souci mais ça se gère assez bien. il faut expérimenter pour voir :-).

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  • 12 février 2019 à 08:08
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    Bonjour Sandrine et merci pour cet article et pour le conseil de ces livres. J’ai une question : avez vous lu les livres de Zermati ? Il me semble qu’il a une approche congruente avec ce que vous proposez même si les exercices qu’il proposent sont plus nombreux. Et si vous en avez lu, j’ai 2 questions subsidiaires : qu’en pensez vous ? et est ce que ça vaut la peine de lire les livres que vous conseillez si on a lu Zermati ? Merci d’avance.

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    • 12 février 2019 à 11:49
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      J’ai lu Zermati et Apfeldorfer il y a très longtemps (aux débuts du G.R.O.S.). C’est intéressant et cohérent oui. Le piège – constaté avec des diététiciens – est que cette approche peut contribuer à renforcer la restriction cognitive. Manger pour des raisons émotionnelles n’est pas un problème en soi, nous le faisons tous à certains moments.
      L’approche est aussi très contraignante et ressemble presque à un régime même si le contrôle porte sur des choses différentes.

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      • 16 mars 2019 à 00:06
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        J’ai suivi un temps la méthode Zermatti et il ne dit pas de ne jamais céder à ses envies émotionnelles de manger, mais de savoir les reconnaître et d’y céder en toute connaissance de cause. Pour moi, la méthode de Nardone me semble aussi très restrictive car du coup on s’oblige à ne pas céder à ses envies de manger émotionnelles puisqu’on a droit qu’à 3 repas par jour et rien entre. Du coup, je ne vois pas trop en quoi la méthode Zermatti renforcerait plus la restriction cognitive que la méthode de Nardone. Pourrais-tu élaborer ? Merci 🙂

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        • 16 mars 2019 à 09:30
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          Bonjour Véronique

          Nos comportements alimentaires – comme bien d’autres choses dans nos comportements – sont un mélange entre du contrôle volontaire (sinon on boufferait tout le temps sans réfléchir, ce qui serait mauvais pour nous car nos organismes ne sont pas faits pour un milieu où la nourriture est abondante) et des attitudes spontanées.

          les approches type Zermati remettent tout sur le plan de la pensée et de la conscience. C’est fatiguant. Si ça marche rapidement et si les apprentissages dont j’avais besoin étaient seulement à ce niveau-là, ça marche. Pour beaucoup de gens, il manque des apprentissages qui se situent à un autre niveau. Du coup, Zermati peut très vite devenir une approche de restriction cognitive (basée sur les ressentis et non sur une liste d’aliments).
          Nardone propose une approche paradoxale. C’est ce qui la rend si difficile à comprendre tant qu’on ne l’a pas expérimentée:-).

          L’approche paradoxale permet de rétablir cet équilibre : j’interdis sans interdire. Je remets du contrôle simple et facilement accessible sans avoir à réfléchir tout le temps. Je contrôle sans contrôler ou je lâche prise en contrôlant (le principe du paradoxe). Cette approche agit sur un plan émotionnel et non sur un plan réflexif (au niveau de la pensée). Elle va modifier nos pensées et notre cognition sans que nous ayons à le faire volontairement.

          Dis-moi si c’est clair.

          Répondre
          • 16 mars 2019 à 23:38
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            Ayant posté ma réponse à partir de mon téléphone, je ne suis pas sûre que mon commentaire soit passé, donc je le repose Si oui, désolée pour la redite.
            Sandrine, merci pour ta réponse, ça éclaircit les choses. Je comprends également pourquoi la méthode Zermatti a très bien marché pour moi un certain temps, puis j’ai bloqué. Je n’ai pas réussi à transformer en réflexe la reconnaissance de la satiété et du coup je passais mon temps à réfléchir, ce qui finit par être épuisant.
            Je vais tenter le régime paradoxal. Je n’ai pas encore acheté le livre, mais en me basant sur ton article j’ai commencer par essayer de visualiser mes repas à l’avance et de ne faire que 4 repas (comme toi, je ne survis pas si je ne goûte pas). Et je dois avouer que j’ai trouvé beaucoup plus facile de résister au grignotage en visualisant mon repas à venir lorsqu’une envie me prenait entre les repas.
            Je vais donc me lancer dans la lecture du livre de Nardone.
            Encore merci pour cet article très intéressant et pour ton témoignage sur ton vécu de la méthode.

  • 18 mars 2019 à 09:09
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    Je n’avais pas vu la première réponse à mon commentaire. Merci. Mais du coup, c’est chouette car je lis directement toute la discussion qui est très intéressante et très claire. Entre temps j’ai lu les livres de Desmurget et de Nardone. Très intéressants les deux, même si j’aimerais bien organiser un débat de Desmurget avec Zermati au sujet des études scientifiques car si pour beaucoup, ils semblent avoir lus les mêmes, pas pour toutes 😉

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