Comment se fixer des objectifs réalistes ET ambitieux pour la nouvelle année ?

Une nouvelle année, c’est souvent l’espoir de changer (un peu ou beaucoup) sa vie. Mais on fait comment pour ne pas être déçu à la fin de l’année ? Pour se fixer des objectifs réalistes ET ambitieux pour cette nouvelle année ? Je vous en parle dans cet article.

Préambule : Je ne donne ni conseils ni solutions. Ma particularité est de proposer des expériences et des manières différentes de voir. C’est ce que vous trouverez dans cet article. Ce sont ces expériences qui vous aideront à changer concrètement les choses … A vous de vous jouer maintenant 🙂 …

Nous voilà donc début 2020 … Une nouvelle année et même une nouvelle décennie ! (bon OK techniquement la nouvelle décennie débutera le 1/1/2021 mais c’est plus joli avec un 0 à la fin :-). Mais vous savez quoi ?

S Comm C fêtera en effet ses 10 ans en 2020 🎂!!!

Ces 10 ans où je me suis un peu perdue de vue

10 ans qui sont passés à la vitesse de l’éclair et qui ont amené du bon, de l’excellent, et du moins bon (voire du carrément pas top).

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Ces 10 ans ont surtout un goût de travail, de beaucoup de travail. J’apprécie mon métier, j’y prends beaucoup de plaisir mais il prend aussi beaucoup de place dans ma vie.

Ces 10 ans ont aussi le goût de beaucoup de disponibilité pour les enfants : ils avaient 1 an 1/2 et 3 ans 1/2 début 2010. 2 petits bouts de chou avec lesquels j’ai passé beaucoup de temps : à jouer avec eux mais aussi à les trimballer d’activités en anniversaire, à faire le taxi, à organiser des choses. Ces 10 ans ont donc aussi le goût d’un certain sacrifice.

Je renie pas ces années. J’y ai aussi eu des succès et mes satisfactions : dans le même temps j’ai développé des tas de compétences, j’ai rencontré des tas de gens vraiment top (pour en savoir plus sur mon parcours, c’est par là), j’ai passé beaucoup de bon temps avec mes enfants.

Travailler intensément était sans doute nécessaire pour m’amener là où je suis professionnellement, tout comme mon investissement familial était important pour l’équilibre de mes enfants. Mais cela s’est fait au détriment de ma vie sociale (même si je vois encore mes amis je vous rassure !), de ma vie culturelle, de ma vie sportive, et de tas d’autres vies. De moi en gros.

« t’es où Sandrine ??? »

J’ai souvent le sentiment d’avoir un peu trop perdu le contact avec moi-même et de ne pas

souvent faire ce qui m’amuse (sans forcément trop savoir ce que c’est).

Ludivine de Mamanforme parlait très bien de ce sentiment dans son article : « être mère et se perdre« . (pour vous montrer que c’est possible de se sortir de ce marasme, elle parle de sa nouvelle vie ici, démarrée quelques mois après).

Changer de vie ou changer sa vie, un petit pas à la fois si un grand c’est trop flippant

Beaucoup de coachs vous proposeront de trouver « votre mission de vie » ou « votre talent unique« , « le « truc qui donnera un sens à votre vie ». Mais le sens ne suffit pas pour s’éclater dans la vie (voire même ça peut nous faire galèrer grave, cf les burn-out nombreux dans les secteurs du travail social ou humanitaire).

Si, en plus, vous êtes un peu comme moi : avec des connaissances assez larges, des compétences variées et une vision très positive de la vie, vous n’êtes pas rendu-e pour trouver votre « talent unique » ou votre « mission » : j’aime beaucoup de choses, je prends du plaisir à faire des tas de trucs, je me débrouille plutôt bien dans plein de domaines.

Et puis, changer DE vie, ça peut faire peur. Il y a des tas de freins : oui mais les enfants, la famille, les finances, etc. Ca peut carrément bloquer le démarrage (petit coucou à Dominique en passant ;-)).

Dans cet article, je ne vais donc pas vous parler de changer DE vie mais de changer un peu SA vie. Un petit peu, beaucoup, passionnément, à la folie ou pas du tout. Comme bon vous semble.

C’est ce que j’ambitionne pour 2020, changer (un peu ou même beaucoup) ma vie. Mon cadeau pour cette nouvelle année sera donc de vous livrer ma manière à moi de changer la mienne 🙂 …

Comment je peux me fixer des objectifs réalistes et ambitieux pour les 10 ans à venir ?

Vous l’aurez compris : j’ai beaucoup travaillé, j’ai beaucoup donné pendant ces 10 ans.

Ce dont j’ai envie pour cette nouvelle année (et les 10 ans qui vont suivre !!!),

c’est de la légèreté, du fun, du plaisir, de la liberté.

Vous aurez peut-être noté que je ne parle pas de ce que je veux FAIRE. Je parle en sensations que j’ai envie de ressentir. 

Pourquoi je ne parle qu’en sensations ? D’abord parce que c’est plus facile de savoir ce qu’on a envie de ressentir que ce qu’on a envie de faire (j’en reparle plus bas).

La vie se charge toujours de me mettre des bâtons dans les roues de mes projets quand je raisonne trop concret.

Et comme la vie est inventive, elle va trouver tous les trucs que je n’avais pas imaginés. Je suis sûre que ça vous est déjà arrivé : vous prenez une bonne résolution, vous vous fixez des objectifs, des étapes, … et bim, vous avez un empêchement (une grossesse, une maladie, un changement professionnel, une séparation, un accident, ou n’importe quoi d’autre) qui rend difficile ou impossible le projet initial. Tout tombe à l’eau. Bilan : au bout d’un 1 an vous avez l’impression de n’avoir rien avancé.

Je dois vous avouer aussi que, pour la plupart de mes projets, je suis totalement incapable de découper en étapes, micro-étapes, etc (à de rares exceptions près pour des projets purement techniques ou très simples). Découper un énorme objectif

En plus, contrairement aux super discours ultra culpabilisants des gourous du développement personnel, la plupart de nos projets ne dépend pas que de nous et de notre volonté. Perdre du poids ne relève pas seulement de la volonté ; développer son entreprise n’est pas qu’une question de « mindset » ; être bienveillant ne dépend pas uniquement de nos capacités à réguler nos émotions, etc.

Bref raisonner en termes de projet peut s’avérer bloquant.

Il est souvent assez facile de savoir ce qu’on ne veut plus : ça nous est déjà arrivé, nous l’avons déjà vécu et nous avons les moyens de l’éviter (au moins en partie). Pour ce qui est de savoir ce que l’on veut, c’est parfois plus compliqué.

Comment savoir ce que l’on veut ?

Quand je pense en termes d’activités ou de projets qui me plaisent, mon cerveau va aller piocher dans ce qu’il connait, ce que j’ai déjà fait.

Je me limite alors à ce que j’ai déjà vécu. C’est pour ça aussi que raisonner en objectifs peut vite devenir limitant.

Ma connaissance peut être personnelle (je l’ai déjà vécu) ou sociale (je l’ai vu dans un film, entendu raconter, lu dans un livre ou un article). L’activité va alors me faire envie. Mais mon catalogue des possibles est limité à ce que je connais.

Par définition, notre imagination est limitée jusqu’à ce que nous lui fassions découvrir de nouvelles choses.

Si je veux être plus créative et découvrir comment je peux changer ma vie d’une manière que je n’ai pas encore imaginée, je vais devoir élargir le champ des possibles et aller vers ce que je ne connais pas encore.

Au moment où je me lance, je n’ai aucune idée de ce que ça peut être (et si j’attends de savoir ce que c’est, je peux attendre longtemps). Je vais donc avoir besoin d’aller explorer des activités, des rencontres, des idées nouvelles. J’en profite pour vous partager cette excellente vidéo sur la créativité de Fabien Velhman (et j’en profite pour remercier Anne, de La Cerise sur La Terre pour me l’avoir fait découvrir).

Raisonner en sensations, une boussole pour faire des choix

Raisonner en sensations plutôt qu’en objectif concret vous donne aussi un autre outil : une boussole pour faire des choix.

Vous pouvez alors plus facilement expérimenter des choses nouvelles, sans vous limiter à ce que

Où qu’on va ???

vous connaissez déjà. En effet, se lancer dans quelque chose avec la croyance « c’est LE truc que je dois faire », c’est à la fois motivant et effrayant. Et si la sensation attendue n’est pas au rendez-vous, grosse déception à la clé. Vous pouvez aussi expérimenter

L’idée est donc d’expérimenter avec votre boussole allumée, non pas sur « pourvu que ce soit top » mais « on verra bien ce que j’en tirerai« . Après coup, il sera temps de se dire « oui j’ai ressenti ce dont j’ai envie » ou « non je n’ai pas ressenti ce dont j’avais envie » ou « je ne suis pas sûr-e, je dois réitérer l’expérience« . Petit à petit, vous pouvez orienter vos choix vers ce qui vous fait vraiment envie, ce qui vous apporte du plaisir.

Se construire une boussole : en utilisant la notion de flow

Voici un de mes outils pour évaluer mes ressentis et pour savoir où je dois aller pour m’éclater.

Je l’ai trouvé dans le livre « La méthode Bullet Journal : Comprendre le passé, Organiser le présent, dessiner l’avenir » de Ryder Caroll (l’inventeur du Bullet Journal). Le voici :

En cliquant sur l’image vous pouvez la voir en plus grand.

Quelques explications sur ce schéma :

  • l’axe horizontal est celui des compétences : à gauche, les compétences exigées par l’activité sont faibles, à droite, les compétences exigées sont hautes.
  • l’axe vertical est celui de la difficulté : en bas : c’est facile et/ou habituel / en haut, c’est nouveau ou difficile. A noter ces notions de compétences et de difficulté sont subjectives et vont évoluer avec ma pratique.
  • Le carré se découpe en secteurs. Je les détaille en tournant dans le sens des aiguilles d’une montre et en partant du flow (en haut à droite)
    • le flow : ce sont les moments / activités où on est en maitrise d’un sujet relativement difficile. Ce sont ces moments où on se sent « en état de grâce« , ça roule et on s’éclate. C’est suffisamment difficile pour être un challenge et on maitrise suffisamment pour apprécier la difficulté.
    • la maitrise : c’est juste en-dessous du flow : on est en maitrise, ce n’est pas trop dur. En maitrise, c’est agréable mais on n’apprend pas grand chose.
    • la détente : on maitrise mais c’est carrément facile. On fait sans trop réfléchir. Il y a un tout petit peu de difficultés, ça fait du bien de temps en temps mais si ça dure trop on passe à …
    • l’ennui : là c’est vraiment trop facile et on maitrise bien. Ca devient répétitif et pas intéressant. Il n’y a pas de challenge, de difficulté. On tourne en rond.
    • l’apathie : l’activité ne demande pas beaucoup de compétences. Ce sont des actions automatiques sans intérêt.
    • la préoccupation : le sujet commence à présenter certaines difficultés mais mais je ne maitrise pas hyper bien les compétences requises. Je commence donc à être préoccupée.
    • l’anxiété : le sujet est difficile et mes compétences faibles … je stresse, j’appréhende beaucoup, je suis mal.
    • l’excitation : le sujet est difficile et je ne suis pas encore totalement en compétence mais je sens que je vais apprendre. Il y a un peu de peur mais avec la perspective d’atteindre le flow …

Cette boussole du flow m’a bien aidée : j’ai pu voir plus clairement que, dans beaucoup de mes activités, je suis plutôt en bas, à la limite de l’ennui. Elle m’a permis de comprendre que j’ai besoin d’aller vers plus de challenges, de nouveautés, de difficulté en gros ! Vous pouvez utiliser ce tableau en vous basant sur vos ressentis (vous savez où vous vous situez si vous y réfléchissez 2 mn).

L’idée n’est pas d’être 100% du temps dans le flow mais de choisir mieux vos prochaines activités.

Un autre outil pour construire sa vision : le tableau de visualisation ou vision board

Vous avez peut-être déjà entendu parler du tableau de visualisation ou « vision board« . C’est un tableau comportant des mots et des images. Il permet justement de traduire en sensations (images, mots courts) notre vision de la vie que nous voulons. Il oblige à synthétiser et prioriser.

Certain-e-s méditent chaque matin devant leur tableau. Je ne suis pas de ce genre là mais je l’utilise pour faire le point régulièrement. En réalité, la démarche pour le construire est le point clé : c’est elle qui amène à faire le point sur ce dont on a vraiment envie.

J’ai commencé à en construire un il y a déjà quelques mois. Je vais le reprendre et le faire évoluer en ce début d’année. Je l’utilise comme une sorte « d’aide-mémoire » que je regarde de temps en temps. J’ai longtemps négligé les bilans et les réajustements : j’avançais sans trop me préoccuper de où j’allais. C’est un peu comme ça que je me suis perdue : en ne prenant pas le temps de faire le point.

J’ai longtemps cherché une méthode efficace pour faire un tableau de visualisation. J’en ai trouvé beaucoup de simplistes. Mais j’ai fini par mettre la main sur celle d’Isis du site « les nouveaux travailleurs ». Vous pouvez découvrir cette méthode complète ici. Elle est carrément bien faite et très efficace !

Allez, zou, c’est parti pour une nouvelle décennie, une nouvelle année …

… Un nouveau mois, une nouvelle semaine, une nouvelle journée … ou même une nouvelle heure.

Quand on vise haut/grand/gros, démarrer est flippant. Comme quand on arrive au pied d’une haute montage et qu’on se demande comment on va aller jusqu’en haut. Alors que si on se concentre sur le premier pas, c’est beaucoup moins impressionnant.

Si imaginer votre vie dans 10 ans c’est trop flou, visez moins loin et moins haut, ça peut vous aider à démarrer. Je vous livre une dernière astuce (trouvée dans un livre mais je ne sais plus lequel, je crois bien que c’est celui de Ryder Caroll encore) : le 5-4-3-2-1.

5 – à quoi je veux que ma vie ressemble dans 5 ans ?

4 – qu’est-ce que je vais faire dans les 4 mois pour aller vers cette vision ?

3 – qu’est-ce que je fais dans les 3 semaines à venir qui me permet d’aller vers cette vision ?

2 – qu’est-ce que je fais dans les 2 jours qui viennent qui m’amène vers cette vision ?

1 – qu’est-ce que je fais dans l’heure qui vient qui m’amène vers ma vision ?

Si le 5 est trop long, le 1 est souvent à notre portée :-).

Je vous souhaite donc pour cette nouvelle année, d’avoir une belle boussole bien allumée et des tas de cacahuètes et de tomates vertes :-).

(si le sens de cette phrase vous échappe, c’est que vous n’avez pas regardé la vidéo de Fabien Vehlman plus haut dans cet article).

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Sandrine Donzel

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4 pensées sur “Comment se fixer des objectifs réalistes ET ambitieux pour la nouvelle année ?

  • 6 janvier 2020 à 13:36
    Permalink

    Cet article tombe à pic! Comme toi Sandrine, le manque de recul suite à ma maternité et un contexte professionnel difficile m’a assez ébranlée. J’envisage de construire avec mon compagnon ce fameux tableau de visualisation pour reforger un projet commun et familial (on est un peu perdu dedans aussi ^^). Belle année à toi !

    Répondre
    • 7 janvier 2020 à 10:50
      Permalink

      Merci et bonne année à toi aussi :-). C’est une super idée de le faire en couple !

      Répondre
    • 8 janvier 2020 à 10:44
      Permalink

      De rien 🙂 ! Je te remercie en retour d’avoir publié ta démarche : toutes les autres que j’ai trouvée ne me correspondaient vraiment pas alors que la tienne est plus complète et plus efficace. Au plaisir d’échanger avec toi :-).

      Répondre

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