TedxINSA sandrine donzel moins de volonté pour réussirEt si moins de volonté permettait de mieux réussir ?

Au printemps dernier, j’ai été conviée à participer à un évènement TEDx dans mon ancienne école d’ingénieurs, l’INSA de Lyon.

Le thème de cet évènement « Less is best ». Un thème inspirant. Comme je m’adressais essentiellement à un public d’étudiants, j’ai choisi de proposer un talk à propos de la volonté pour réussir, un problème que nous rencontrons tous un jour ou l’autre.

Les lecteurs usuels de mon blog ont déjà eu un aperçu de ce mon propos à ce sujet. Mais voici une nouvelle façon de le dire en vidéo au travers de TEDx.

Quelle est la place de la volonté pour réussir ?

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16.07.18 desir dans le couple citation schopenhauer« Vous pouvez faire tout ce que vous voulez, mais vous ne pouvez pas décider de désirer. » – Schopenhauer

Schopenhauer n’était pas un thérapeute de couple … Mais il aurait peut-être dû le devenir ! Cette phrase devrait nous être dite le jour du mariage, voire enseignée dès la maternelle. Les problèmes de désir dans le couple sont très fréquents.

Le désir dans le couple, une problématique subtile …

Malgré mon expérience d’accompagnement de couples, je ne sais toujours pas comment susciter le désir dans le couple.

Mais je commence à savoir à peu près précisément ce qui peut lui nuire à coup sûr. Je rencontre souvent les mêmes attitudes nocives pour le désir. Elles reviennent toutes à essayer de se forcer à désirer ou essayer de forcer son conjoint – homme ou femme – à désirer. Comme un peu d’humour ne nuit pas pour dédramatiser un peu le sujet, voici dans le désordre, mes 12 recettes pour tuer le désir dans le couple à coup sûr !

En espérant que les éviter donnera une chance au désir de renaitre et de se renforcer :-) … Cette liste n’est pas exhaustive évidemment :-). Lire la suite de cet article

« Mais pourquoi mon enfant ne me parle pas ? » : C’est une question qui m’a été posée récemment lors d’une conférence sur la confiance en soi. Et c’est une question qui revient souvent :

Je vois bien que mon enfant a un problème, que quelque chose ne va pas. Mais j’ai beau essayer de lui tirer les vers du nez, il ne parle pas. Il dit que ça va ou bien il ne répond pas.

Et ça, quel que soit l’âge de l’enfant.

Pourquoi mon enfant ne me parle ? Pourquoi diable un enfant refuserait-il de parler à un adulte bien intentionné qui veut l’aider alors qu’il a un problème ?

C’est vrai ça. Nous les parents, nous avons juste envie d’aider nos enfants à résoudre leurs problèmes. S’ils nous parlaient quand ça va mal, nous pourrions faire ce qu’il faut pour les aider et tout irait mieux. Ou pas. Lire la suite de cet article

gérer le stress du matin avec des enfants : pendulesLes histoires de matin pressés, stressés, paniqués … sont fréquentes chez les parents. La plupart du temps, ça démarre assez bien. Puis progressivement, le temps passant, ça se stresse et ça s’énerve pour finir en apothéose de cris et de hurlements et/ou d’empoignades manu militari à l’heure H- 3 secondes – ou H+3 minutes chez certains …

Mais qu’est-ce qui fait des matins qui devraient être sereins de tels moments détestables ? Est-ce que ça ne pourrait pas juste se passer « bien » ?

Comment gérer le stress du matin avec des enfants ?

Tout se passe comme si un inexorable tic-tac se faisait de plus en plus fort dans nos têtes, comme une bombe menaçant d’exploser si nous ne sortons pas de la maison en temps et en heure.

Si c’était vraiment le cas, il serait logique que nous finissions en hurlements et en empoignades : c’est la bonne conduite à tenir quand un danger mortel nous menace. Mais attendez-voir … Y a-t-il vraiment un danger mortel qui nous menace chaque matin si nous ne sortons pas à temps de la maison ?

Un affreux monstre tapi au creux de la maison qui surgirait dès l’heure passée ? Un dragon infâme qui accueillerait les parents retardataires chez la nounou ou à l’école (encore que ça, ça peut être vrai à certains endroits 😉 …) ?

Non, en réalité, rien de tout cela.

La peur du jugement si nous sommes en retard oui certes. L’inquiétude de mal éduquer nos enfants si nous ne leur montrons pas qu’il est important d’être à l’heure, oui sans doute. Mais un danger vital, certainement pas.

Gérer le stress du matin avec des enfants avec un cerveau fait pour gérer les urgences vitales …

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Il y a des matins comme ça où je me lève de mauvaise humeur et où j’ai envie de massacrer tout le monde avant de démarrer la journée. Alors, plutôt que de me défouler sur mes enfants ou mon conjoint, je me rabats sur des concepts qui me tapent sur le système depuis des lustres … et j’en fais des articles.

La mère suffisamment bonne = la mère parfaite …

Aujourd’hui c’est tombé sur « la mère suffisamment bonne » … Je crois qu’on a rarement inventé concept aussi inutile et aussi inutilisable. La mère « suffisamment bonne » est celle qui est censée savoir donner des soins équilibrés à ses enfants, ni trop, ni trop peu. Genre la mère parfaite quoi.

Or, comme vous le savez et pour paraphraser un livre sorti il y a quelques temps : « la mère parfaite est une connasse ».

Si tu n’en fais pas assez pour ton enfant tu es une mauvaise mère. Mais si tu en fais trop aussi hein. Faut pas déconner : si une mère pouvait faire juste bien, ça se saurait depuis le temps non ? Bref, encore un concept pour nous mettre la pression, à nous les parents (non parce qu’on peut facilement étendre le concept aux papas finalement …)

La mère suffisamment bonne, aux yeux de qui ?

Et puis d’abord, « bonne » ou qui fait « bien, c’est aux yeux de qui ? Lire la suite de cet article

changer ma relation avec mon enfant : on ne résoud pas un problème avec les modes de pensée qui l'ont engendré.L’impuissance nous rend violents. Si nous voulons devenir moins violents, il faut se rendre à l’évidence : il va falloir cesser de persévérer à faire des choses qui ne fonctionnent pas. Si je veux changer ma relation avec mon enfant, quel que soit le problème, je vais devoir me comporter différemment.

Lorsque ma façon habituelle de faire a montré ses limites, il devient utile de faire autrement pour changer ma relation avec mon enfant. Evidemment faire autrement suppose d’abandonner son ancienne façon de faire et de prendre des risques. Je l’ai largement évoqué dans l’article « la tristesse ».

Si vous êtes encore en train d’essayer de changer le comportement de votre enfant, c’est que vous avez encore l’espoir d’avoir un peu d’influence sur lui. Aujourd’hui vous tentez de l’influencer de différentes manières mais rien n’a fonctionné. Enfin vous avez tenté tout ce qui vous paraissait logique, réaliste et imaginable. Vous avez écouté, toléré, complimenté, encouragé. Vous avez grondé, puni. Vous avez râlé, pesté, voir même taper. Vous avez même fait mine de ne pas voir. Mais rien n’y a fait. Vous vous demandez : « comment changer ma relation avec mon enfant pour que cela change ? »

Comme le dit fort justement Einstein, « on ne résoud pas les problèmes avec les modes de pensée qui les ont engendrés. ». C’est aussi ce que j’avais expliqué dans l’article « la violence d’une fleuve … ou les limites des limites pour gérer le mauvais comportement d’un enfant »

Alors, pour changer ma relation avec mon enfant, si je changeais de mode de pensée ?

En regardant la situation de plus près, au travers des 5 étapes pour mieux gérer sa colère, vous avez probablement identifié une croyance, une valeur, une attente essentielle pour vous. Ce qui fait que vous avez envie de réagir à ce moment précis où votre enfant produit le comportement problématique. L’opinion que vous avez sur votre enfant, sur la situation, sur le rôle que vous avez à jouer au moment précis où le problème se produit, … Lire la suite de cet article

Il est excessivement désagréable de se voir perdre les pédales pendant une « crise » émotionnelle. Vous savez ce moment très particulier où vous voilà parti-e à hurler sur vos enfants, votre conjoint ou n’importe qui d’autre. Nous sentons bien confusément que notre crise est parfaitement inutile … mais nous ne savons pas quoi faire d’autre et surtout tout se passe comme si la crise se faisait malgré nous.

Parfois ces colères excessives sont liées à des situations qui se répètent encore et encore, c’est l’effet carte de fidélité dont j’avais parlé ici. Parfois, elles se déclenchent sur la mauvaise personne. Parfois simplement il s’agit d’un emballement émotionnel : nous nous laissons prendre dans l’émotion sans prendre les 3 secondes de recul qui suffisent à nous faire revenir à quelque chose d’à peu près rationnel. Parfois aussi c’est un cocktail de tout cela.

Comprendre ce qui nous met dans un état pareil peut aider à mieux cibler le problème … et donc à mieux le résoudre.

Autorisez-vous à faire 5 pas avant de décider comment vous allez agir face à une situation problématique. Lire la suite de cet article

Il est 8h10. Nous devons partir rapidement mais nous ne sommes pas en retard et nous avons quelques minutes devant nous. Mon fils de 3 ans est campé en haut des escaliers et refuse obstinément de descendre. Je l’ai déjà appelé 2 fois.

Et là, d’un seul coup, je n’ai plus de patience. Je me mets à hurler comme un putois (quoi que je ne sois pas sure qu’un putois crie aussi fort). Il est assis en haut des escaliers et pleure. Je crie de plus en plus fort, je lui dis des choses assez affreuses que je n’oserai pas écrire ici.

Comme souvent dans ces moments-là, une partie de moi est hystérique, furieuse, terrifiante. Et l’autre, la petite voix, dit quelque chose comme « mais enfin qu’est-ce que tu es en train de faire ? On n’est même pas en retard ! Tu n’as qu’à monter le chercher et voilà, le problème est réglé. »

Cette petite voix m’interpelle : c’est vrai que ma colère est disproportionnée à ce moment-là. En tout cas, elle n’est pas proportionnelle à l’évènement qui est en train de se produire. Quelque chose ne va pas … Lire la suite de cet article

tristesse nuage pluieDepuis bien longtemps, j’ai envie d’écrire sur cette merveilleuse émotion qu’est la tristesse.

L’émotion est probablement une des émotions les plus douloureuses à traverser. Malgré cela, elle est – comme toutes les émotions – extrêmement utile dans nos vies et a un message à nous faire passer.

Quand je pose la question autour de moi, la plupart des gens ne voient pas à quoi bien servir la tristesse, à part à faire mal. La seule utilité qu’on lui voit, c’est de servir à extérioriser la douleur ressentie.

Je trouve cela un peu court et il est temps de rétablir la justice face à cette émotion si mal aimée qu’est la tristesse.

Le lien entre tristesse et violence

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