« Je vais te tuer !!! T’es qu’une conne !!! » … Gérer la violence d’un enfant sans s’énerver

28 février 2015 14:39

#ds368 - Rebel YellLes situations où la violence se manifeste – verbalement ou physiquement – sont relativement courantes.
Avec les enfants, ces situations sont très souvent traitées comme de la colère ou comme de l’opposition ou de la rébellion.

Or je constate, au travers de mon expérience professionnelle aussi bien que personnelle, que nous nous trompons souvent très largement sur l’interprétation à donner à ces actes. Et cette confusion tragique nous amène à réagir de façon inefficace pour la relation et pour les apprentissages émotionnels des enfants.

Il s’est passé il y a quelques jours chez nous une scène qui est éclairante à ce sujet et j’ai décidé de vous la relater le plus fidèlement possible en vous mentionnant aussi ce qui se passe pour moi, dans ma tête et ce qui m’aide à gérer de façon constructive.

La situation où l’enfant est violent et utilise le chantage affectif

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Et si la confiance en soi n’existait pas ?

24 février 2015 16:20

Et si la confiance en soi n’existait pas ?

Une drôle d’hypothèse, et ses conséquences, que j’évoque dans ma nouvelle vidéo à voir ici

 

Pour aller plus loin à propos de la confiance en soi :

Se tromper …

23 février 2015 8:30

15.02.23 citation salvador dali se tromper ne rien savoir« Je sais que je ne sais rien. C’est pour ça que j’ai moins de possibilités de me tromper que les scientifiques. »

Salvador Dali

Eduquer à la non violence

16 février 2015 6:10

15.02.16 citation education non violence« L’éducation à la non-violence passe par la non-violence de l’éducation. »

J. M. Muller

A quoi sert le consentement ?

14 février 2015 7:15

15.02.13 relation patient soignantDepuis quelques jours une affaire secoue (un peu) Internet, celle des touchers vaginaux (TV) pratiqués sur des patients sous anesthésie générale.

D’abord minimisée par les instances officielles, cette affaire a pris de l’ampleur parce que ces pratiques ont été confirmées par des soignants – médecins, sage-femmes, etc – et qu’elle ne relève donc pas de l’imagination de patients – devrais-je dire de patientEs – hystériques et qui voient le mal partout … Voici le tweet initiale de Béatrice Kammerer – Mme Déjantée qui a lancé l’affaire :

La question du consentement dans la société

Je crois que cette question du consentement dépasse largement le domaine médical. Elle en dit long sur la façon dont nous envisageons le rapport à l’autre d’une manière générale.

Elle montre à quel point nous imaginons que le rapport de force – même masqué sous un dehors très bienveillant et paternaliste, le fameux « c’est pour ton bien ! » – est la norme en matière de relation. Elle prouve que, dans notre société, vouloir le « bien » de l’autre suppose qu’on passe outre son avis et qu’on lui impose des choses. Que nous pensons globalement que l’autre, en position de faiblesse réelle ou supposée - enfant, femme, patient, … - ne peut qu’être un imbécile qui ne sait pas ce qui est bon pour lui.

Ce point a des retentissements partout, dans toutes nos relations avec des gens en plus ou moins en position de faiblesse :

  • Avec les enfants en tant que parent et enseignants : cette question justifie qu’on utilise des rapports de force avec eux, le chantage, la menace, la punition. Les enfants sont par définition déraisonnables dans l’esprit collectif. Il est donc obligatoire que les adultes prennent des décisions à leur place sans les consulter. Elle justifie que l’éducation et l’instruction soient vus comme l’injection à l’intérieur de l’enfant de savoirs et de règles extérieurs à eux et non comme une construction commune.
  • En situation médicale, avec les patients : notre vision actuelle justifie que le consentement du patient soit parfois une chose accessoire. Après tout, le patient pourrait risquer de refuser. Le pauvre patient qui ne voit pas où est son bien – « cet acte est nécessaire médicalement. On ne peut pas perdre du temps à expliquer » ou le « il faut bien que les étudiants se forment« . Ne pas demander le consentement de quelqu’un le met donc en position infantilisante : le patient est alors considéré comme incapable de prendre la « bonne » décision.
  • dans le couple enfin où cette question du consentement crée des problèmes innombrables à ce que j’en voie dans mon cabinet : nous utilisons généralement le rapport de force, la menace (de partir ou de tromper) , le chantage à peine voilé, la culpabilisation (si je vais mal, c’est parce que tu n’as pas envie de moi), … pour exiger des relations sexuelles d’un conjoint qui en a moins envie que nous. J’en avais déjà largement parlé dans « comment obtenir plus de sexe en faisant moins d’efforts ? »

Je crois donc qu’il est temps que nous nous penchions vraiment sur la question du consentement d’une manière globale et pas uniquement dans le milieu médical.

Cela demande simplement d’imaginer qu’un autre rapport entre les humains est possible. Un rapport non basé sur la force, la domination et la peur.

Cela rejoint les articles que j’ai publiés la semaine dernière à propos des différents types d’autorité sur ce blog ici et sur les Vendredis Intellos là.

A quoi sert le consentement ?

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Entre Nous sur Bugey Radio : sexe, genres et stéréotypes

13 février 2015 9:00

15.02.23 Entre Nous Bugey Radio sexe genres stereotypes annonceLa prochaine édition de « Entre Nous » sur Bugey Radio aura lieu lundi 23 février.

Cette émission portera sur le thème : sexe, genre et stéréotypes et sera animée par Sandrine Donzel et Olivier Vizzari

Sexe, genre et stéréotypes : l’égalité homme/femme est-elle possible sans renier nos identités ?

Les thèmes abordés :

  • Que recouvrent les différents termes : sexe, genre, stéréotypes, … ?
    Quelles sont les réalités biologiques et psychologiques de la différence entre homme et femme ?
    Quel impact ces différences et les stéréotypes ont-ils sur l’éducation des enfants, la vie de couple, la vie professionnelle ?

Tous ces thèmes seront abordés par Sandrine Donzel et Olivier Vizzari pendant l’émission.

Vous pouvez poser toutes vos questions ou apporter vos témoignages :

Olivier et moi répondrons aux questions en direct pendant l’émission et présenteront vos témoignages.

J’attends impatiemment vos réactions, témoignages, commentaires et questions qui font la richesse de l’émission.

L’émission est écoutable partout dans le monde sur www.bugeyradio.fr lundi 23 février et ensuite en replay.

Attention l’horaire est modifié par rapport à d’habitude : l’émission a lieu de 10h à 12h.

Vous pouvez aussi rejoindre l’évènement sur Facebook : nous y partageons des documents tout au long de la diffusion de l’émission en direct ! Pour cela, un petit clic par ici :-)

 

On a tout essayé … sauf l’amour

11 février 2015 10:38

15.02.11 enfant main amour coeurSophie a 4 ans. Elle tape souvent son petit frère de 1 an, surtout quand il se met à pleurer ou touche ses jouets. Elle a des comportements difficiles, dit non tout le temps, crie, pleure et tape. Quand sa mère lui en parle, elle dit « il ne faut pas taper » mais remet ça à la première occasion. « J’ai tout essayé » dit la maman.

Lucas a 8 ans. Il se plaint toujours de tout, râle tout le temps. Il fait des crises à la moindre contrariété et est tellement insupportable que ses parents n’osent pas le confier à quiconque. Quand ses parents lui parlent du problème, il dit « je suis nul ». « On a tout essayé » disent-ils.

Gabriel a 6 ans, il refuse d’apprendre à lire. Il ne veut pas aller à l’école et refuse de travailler quand il y est. Il a refusé de faire des tests chez l’orthophoniste. Quand on aborde le sujet devant lui, il a des comportements difficiles : il insulte les adultes – « grosse pute », « pauvre conne » … – et se met à faire n’importe quoi. « On a tout essayé » disent de concert la maman et l’institutrice.

Il n’y a pas de bonne façon de faire quelque chose qui ne fonctionne pas

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Bonheur et brioche …

9 février 2015 8:30

15.02.09 citation bonheur brioche melancolie depression« Dire à un mélancolique que le bonheur est une décision, c’est comme dire à un affamé qu’il n’a qu’à manger de la brioche. »

Emmanuel Carrere

#JeSuisCharlie … Rétablissons le respect et l’autorité …

7 février 2015 7:54

15.02.07 tag do not question authoritySuite aux évènements de janvier 2015, j’ai décidé de faire une série d’articles « Je suis Charlie » tout au long de l’année. Je souhaite y parler de sujets importants relatifs aux thèmes soulevés par les attentats de Charlie Hebdo. Après la liberté d’expression (à lire ici), ce 2e article parlera de respect et d’autorité. Je le publie le 7 du mois en hommage aux victimes de Charlie Hebdo.

En ces temps de questionnement, j’entends souvent dire « il faut rétablir le respect et l’autorité« . Ces 2 notions semblent être la réponse à tous les problèmes de la société : avec plus de respect, les élèves seraient plus sages en classe et apprendraient mieux ; avec plus d’autorité, ils ne deviendraient pas délinquants et encore moins djihadistes ; avec plus de respect, aucun n’aurait osé contester la minute de silence imposée ou le « Je suis Charlie ». Je lis ici ou là  » : « nous allons former les enseignants à l’autorité ».

Je veux bien … J’ai juste quelques questions à poser avant que nous nous lancions dans ces réformes et dans ces formations …

De quel respect parlons-nous ? De quelle autorité parlons-nous ?

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Emission Entre Nous sur les troubles DYS : comment accompagner un enfant en difficulté ?

4 février 2015 8:35

logo Bugey RadioL’édition du 26 janvier 2015 de « Entre Nous » portait sur les troubles DYS, et notamment la dyspraxie.

J’y accueillais Mélanie, maman d’un enfant dyspraxique et auteure du blog Fantadys, ainsi que sa maman, enseignante en retraite et co-auteure du blog.

Vous pouvez réécouter l’intégralité de l’émission, diffusée originellement sur Bugey Radio ici :

L’émission est complète sur différents aspects. Je vous invite à vous l’écouter pour tout ce qui concerne la spécificité des troubles dys – notamment la dyspraxie – et le diagnostic : comment le faire, vers qui se tourner, à quoi sert le diagnostic, etc.

Dans cet article, je voulais simplement aborder la façon dont les enfants en difficulté – qu’ils aient été ou non diagnostiqués – peuvent être accompagnés à la maison et à l’école. Ces éléments sont très importants car les difficultés émotionnelles que rencontrent l’enfant peuvent l’amener à rejeter le diagnostic ou l’aide proposée. Et parfois même, ces aides peuvent renforcer les difficultés vécues par l’enfant. Nous l’avons abordé dans l’émission mais c’est sur cet aspect que je voulais revenir plus particulièrement. Lire la suite de cet article »