crocodile en peluche qui nous sert d'astuce pour nous énerver moinsToi aussi des fois tu hurles sur ton enfant parce qu’il te tient tête ou ne fait pas ce que tu lui as demandé malgré 10 répétitions ?

Toi aussi tu dis des choses que tu regrettes immédiatement après mais qui sortent toutes seules ?

Chez toi aussi, ton enfant aussi s’énerve et dit des choses inquiétantes dans les moments de conflit ?

Et bien sache qu’un crocodile peut sauver la situation !!!

Si, si, je t’assure, un crocodile.

Tu ne me crois pas ? Alors viens voir comment ça se passe chez moi …

Quand les conflits entre parents et enfants dégénèrent …

Je n’accepte pas d’en arriver à des solutions violentes avec mes enfants. Surtout que ces solutions ne fonctionnent pas sur le long terme … et parfois même pas à court terme !

Je sais qu’une bonne partie du problème vient de notre ballon émotionnel qui déborde. L’escalade relationnelle et émotionnelle transforme vite un désaccord anodin en jeu de pouvoir. L’enjeu n’est plus alors de faire ou de ne pas faire ce qui est demandé. L’enjeu devient

QUI VA GAGNER ???

Plus personne ne veut céder parce que personne n’aime perdre la face. Pas plus que nos enfants. C’est dans ces moments-là que je me dis que nous, les adultes, ne valons pas mieux que des enfants de 6 ans 🙂 … (et j’en ai déjà parlé ici). Je me suis donc résolue à trouver une astuce qui alcitation Gandhi à propos des conflits : "chacun a raison de son propre point de vue mais il n'est pas impossible que tout le monde aie tort"lait nous permettre de sortir la tête haute de ces moments désagréables et culpabilisants pour tout le monde !

Oui, parce que la bonne nouvelle, c’est que les enfants non plus n’aiment pas se comporter comme ça. Comme pour nous, les comportements violents sont plus forts qu’eux. Ils disent et font des choses qu’ils regrettent (et comme nous, ils ont du mal à l’admettre après coup). Ca, c’est important parce que c’est précisément cette culpabilité – et leur volonté de renouer une bonne relation avec nous – qui va agir dans ces situations.

Se mettre d’accord sur le fait que c’est un problème pour tout le monde !

La première étape pour utiliser mon astuce magique, c’est d’en parler à froid, quand tout le monde se sent bien. On règle rarement les problèmes à chaud, dans l’émotion. J’ai donc dit à mes enfants quelque chose comme ça :

Parfois je m’énerve sur vous et je fais des choses méchantes. Je n’aime pas ça et j’ai envie de faire autrement. Mais parfois vous aussi, vous vous énervez sur moi et vous réagissez fort. Et dans ces moments-là, tout le monde se crie dessus, tout le monde se sent mal et rien ne va.

Pour paraphraser Dick Fisch, je dirai que puisque nos disputes ne mènent à rien, mieux vaut arrêter de nous disputer !

Ils étaient d’accord avec moi. Et ils étaient aussi d’accord pour chercher une solution.

L’idée était de faire réagir l’autre pour qu’il arrête de faire ou de dire des choses qui font monter notre émotion. Une sorte de signal d’alarme.

Mon fils a proposé de dire « STOP » ou « ARRETE ». Mais nous avons pensé que ça n’aurait pas très bien marché tout simplement parce que c’est un mot que nous utilisons déjà dans ces situations et qui ne marche pas. Il peut même aggraver la situation.

Il nous fallait donc quelque chose d’incongru, de bizarre. Quelque chose qui surprenne et qui  soit VRAIMENT un signal fort.

Quand l’autre nous fait mal, il faut trouver le moyen de lui dire d’arrêter

citation dick Fish : "Si vos disputes n'aboutissent à rien, alors mieux vaut arrêter de vous disputer."Et soudain, j’ai eu une idée ! Mon fils a une peluche crocodile que j’aime beaucoup. C’est un peu son doudou (il n’a jamais eu de doudou mais il aime bien celle-ci). Et c’est aussi mon doudou : j’adore dormir avec ce crocodile dont la forme se rapproche de celle d’un traversin :-).

Nous avons donc convenu que « CROCODILE » serait notre mot de passe !

N’importe quel membre de la famille peut l’utiliser pour dire à l’autre « tu me fais mal, arrête ».

Mais le mot de passe ne suffit pas ! Le mot de passe permet d’arrêter l’escalade relationnelle. Le problème de base – le désaccord, le conflit, … – lui, persiste. Et s’il n’est pas réglé, il va immanquablement déclencher une nouvelle escalade. Il ne s’agit pas de prendre sur soi, au risque de voir notre carte de fidélité se remplir.

Le mot de passe permet aux émotions de redescendre, de prendre conscience qu’on est allé trop loin.

Mais ensuite, il faut résoudre le problème !

Que faire après avoir utilisé le mot de passe pour arrêter de s’énerver ?

Une fois le mot de passe utilisé, nous utilisons le principe du « message-Je » de la Communication Non Violente pour décrire le problème de base.un tableau pour décrire les étape de la communication non violente

Celui qui a utilisé le mot de passe doit :

  • décrire les faits
  • exprimer l’émotion ressentie
  • et propose une solution

Cela peut donner quelque chose comme ça : « maman, je suis énervé : je voulais juste finir mon jeu, je n’en ai pas pour longtemps. Est-ce que je peux continuer s’il te plait ? » ou bien « Je suis agacée de voir que les chaussures trainent encore dans l’entrée et fatiguée de l’avoir déjà dit 4 fois. Je ne veux plus avoir à répéter. »

Si les enfants ne sont pas familiarisés avec cette approche, l’adulte peut évidemment les aider en leur rappelant les 3 éléments mentionnés ci-dessus.

La solution n’est pas forcément « oui tu peux continuer ton jeu » ni « on va ramasser les chaussures tout de suite« . Mais utiliser le mot de passe rend les 2 personnes plus réceptives aux explications et permet de trouver une sortie acceptable pour les 2, sans avoir à transiger sur ce qui est important pour chacun. Le mot de passe permet de revenir à une résolution de problèmes plus constructive et plus intelligente :-).

Le mot de passe, une astuce magique pour supprimer tous les énervements ?

La solution que je vous propose n’est pas miraculeuse – j’essaie d’éviter de vendre du rêve parce que les espoirs déçus font très mal.

Elle fonctionne mieux à mon avis avec des enfants un peu « grands », c’est-à-dire capables de sentir leurs émotions monter en eux et de sentir le moment où ça devient trop pour eux et où ils sont sur le point de faire ou de dire des choses qu’ils vont regretter. Mais elle peut très bien fonctionner avec des enfants plus petits aussi, à condition que l’adulte serve de support et l’aide à formuler les choses précisément.

Elle fonctionne à partir du moment où la relation est bonne : chacun se sent globalement aimé et respecté, même s’il y a des moments « de crise ». Et évidemment, cela marche si aucun des 2 ne cherchait à faire cesser la dispute avant et que les 2 essayaient d’avoir le dernier mot. Si l’un des tentait déjà de calmer l’autre sans succès, il y a de fortes chances que l’astuce du mot de passe soit vouée à l’échec.

Dans tous les cas, lorsque la relation est dégradée au point que l’adulte en veut à l’enfant et pense que l’enfant le fait exprès, est juste « chiant » – oui, ça arrive et c’est douloureux à vivre pour les parents confrontés à ce constat – cette solution ne fonctionnera probablement pas et il faudra tester d’autres choses.

Maintenant, si vous aussi, vous voulez savoir si un crocodile peut vous aider à moins vous énerver, vous savez comment faire …

A noter qu’il m’arrive aussi de proposer cette astuce à des couples lorsque ça va mal entre eux mais que le contexte s’y prête (comme quoi les adultes sont de grands enfants :-D)

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D’autres astuces pour s’énerver moins sur les enfants ?

A lire sur ce blog :

Ailleurs sur le web :

Quelques livres :

Il y a quelques jours, j’étais sur Facebook, comme ça, tranquille, quand j’ai lu la punchline d’un article qui a attiré mon attention. Ou devrais-je dire : qui a fait monter ma tension. Une punchline qui disait « Parents, lâchez la grappe à vos enfants, c’est pour leur bien. »

Tiens j’ai fait une copie d’écran pour que tu comprennes mieux :

les conseils des professionnels aux parents

Tu le vois le problème ou pas ? Et bien moi, le problème, il m’a sauté à la figure. Et mon sang n’a fait qu’un tour …

(edit : ce mois-ci, Egalimère propose comme thème à son rendez-vous mensuel #10DuMois le thème « qu’est-ce qui cloche ? » … et je me suis dit que cet article irait parfaitement bien dans le thème :-D. Vous pouvez lire ici sa contribution au thème (sur le thème « qu’est-ce qui cloche avec mon diplôme ? » et retrouver celles des autres participants) Lire la suite de cet article

Parfois, quand quand j’entends un bruit de dispute entre mes enfants, ou simplement quand j’entends un « maman ? » à un moment où je ne me sens pas disponible, ma tête ressemble un peu à ça …

via GIPHY

Et si j’en crois ce que j’entends dans mon travail – aussi bien dans les accompagnements parentaux que dans les formations pour les professionnels de l’enfance ou de la petite enfance que j’anime – je ne suis pas la seule 😀 ! (pas sûre que le smiley sourire est bien adapté).

Et cette réaction tient en bonne partie à une forme d’épuisement qui touche les adultes qui s’occupent d’enfants. Lire la suite de cet article

peste ou choléra ? Les 2 seuls choix du parent ?Parfois, être parent, c’est souvent avoir l’impression de devoir choisir entre la peste et le choléra. C’est devoir faire des choix complexes. Je ne parle pas du choix du mode de garde de nos bambins, de l’école, ni des activités extra-scolaires (bien que là aussi il y aurait à dire). Non, je parle de nos choix au quotidien. De nos choix éducatifs, de nos positionnements.

Etre parent, c’est faire des choix.

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Lorsqu’un enfant a un comportement inadapté ou inacceptable, les explications sont nécessaires. Elles permettent à l’enfant de comprendre le sens de ce que nous lui demandons et facilitent donc sa coopération.

Mais parfois, elles ne fonctionnent pas aussi efficacement que nous voudrions et peuvent même aggraver le problème ou conduire les parents à s’énerver. D’ailleurs, les parents que je rencontre me disent souvent des choses comme :

  • J’ai beau lui expliquer, il continue à faire la même bêtise !
  • Pourtant il a compris : il sait reformuler la règle. J’en arrive à penser qu’il le fait exprès
  • Quand je lui explique, il s’énerve et pique sa crise. Plus on essaie de lui faire comprendre, plus il part en crise.

Lorsque les explications ne fonctionnent pas, nous pouvons même finir par croire que l’enfant le fait exprès, qu’il nous provoque ou qu’il teste nos limites. Or, souvent, ce n’est pas du tout le cas !

Je vous propose donc une vidéo de 5 minutes pour comprendre pourquoi les explications ne fonctionnent pas toujours, pourquoi un enfant peut avoir compris une règle mais ne pas arriver à la respecter et pourquoi les explications ne sont pas toujours la chose à privilégier si on veut éviter de s’énerver sur son enfant :

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Pour aller plus loin au sujet des émotions dans l’éducation des enfants

Quelques livres (liens affiliés)

Le 8 mars, c’était il y 5 jours … mais j’ai déjà l’impression que c’était une éternité. Mais ça c’est peut-être parce que je travaille trop. Tellement que je suis

Moi, quand j’écris mon #10DuMois le 13 …

en retard sur ma publication #10DuMois pour Egalimère. Si vous voulez savoir ce qu’est le rendez-vous #10DuMois, hop un petit clic par là  !

Mais bon, vu que le thème ce mois-ci, c’est « le 8 mars c’est toute l’année », je m’en serais voulu de passer à côté. Et puis bon, vu que c’est toute l’année, Egalimère ne m’en voudra pas de publier le 13 au lieu du 10 (enfin j’espère).

Je suis une insupportable féministe … et ça pose un problème à certain-e-s

Alors dans le cadre de ce thème, je me suis dit qu’il fallait mettre les choses au point et que je vous avoue un truc horrible : oui, je suis une insupportable féministe. Oui si vous dites des choses sexistes, je réagis. Oui, je monte au créneau, je recadre, j’informe, je râle, … Lire la suite de cet article

Je rencontre régulièrement des gens d’un optimisme incroyable. Un optimisme qui est censé les aider. Et pourtant il me semble parfois que cet optimisme peut rendre malheureux. Comment ? vous demandez-vous … Et bien voilà : pensée pensitive : "be positive :-)" et optimisme

Sophie se lève chaque matin en espérant que tout va bien se passer. Chaque matin, elle croise les doigts en se disant : « ce matin, je vais prendre les enfants avec bonne humeur et sérénité et tout va bien se passer. » Elle y croit. Vraiment, absolument du fond du coeur. Et puis les livres sur l’éducation lui ont bien dit : si les enfants se comportent mal, c’est que les adultes n’ont pas répondu correctement à leurs besoins. Alors elle est optimiste : aujourd’hui, elle va se rendre disponible, écouter, être patiente et les enfants vont bien se comporter. Tout va bien se passer.

Caroline se lève chaque matin en espérant que tout va bien se passer. Chaque matin, elle croise les doigts en se disant : « ce matin, mon mari va me dire des choses positives. Il va me sourire au petit déjeuner et il va me dire que je suis bien jolie. Et puis mes fils vont me féliciter pour le bon petit déjeûner que j’ai préparé. » Elle y croit. Vraiment, absolument du fond du coeur. Et puis tout le monde lui a dit de ne pas prendre pour elle les oublis et les remarques de son entourage, après tout ça leur appartient et puis ils ont peut-être des soucis de leur côté. Et puis se plaindre, ça ne sert à rien, ça entretient le négatif lui dit-on. Alors elle est optimiste : aujourd’hui, son mari et ses fils vont enfin voir comment elle est serviable, aimable et gentille avec eux. Et puis ils vont penser à son anniversaire. Tout va bien se passer.

Stéphane se lève chaque matin en espérant que tout va bien se passer. Chaque matin il croise les doigts en se disant : « aujourd’hui je vais être au top. Au boulot, à la maison, je vais être performant, faire tout ce que j’ai à faire. Personne n’y trouvera rien à redire.« . Il y croit. Vraiment, absolument du fond du coeur. Son coach lui a dit : pour réussir, il faut se projeter positivement, se voir réussir. Alors il est optimiste : il se projette à fond dans la réussite et aujourd’hui, il va réussir tout ce qu’il entreprend. Tout va bien se passer.

Leur point commun ? un indécrottable optimisme

Sophie, Caroline et Stéphane sont d’indécrottables optimistes. Ils ont envie d’y croire. Ils y croient même vraiment.

Sauf que les livres de Sophie – ceux que j’ai lus en tout cas – semblent oublier un paramètre important : les enfants sont des enfants ! Ils sont imprévisibles et incontrôlables ; leurs émotions – les désagréables aussi bien que les agréables – les envahissent entièrement et les rendent parfois imperméables à toute tentative de les aider ou de les accompagner.

Sauf que l’entourage de Caroline semble oublier un paramètre important : le conjoint de Caroline et ses fils semblent avoir tous les jours un souci plus important que de se préoccuper de Caroline.

Sauf que le coach de Stéphane semble, lui aussi, oublier qu’on ne réussit pas tout, tous les jours. Que vivre des échecs fait aussi partie du chemin.

Bref, tous beaux mantras que se répètent en boucle Sophie, Caroline, Stéphane et bien d’autres autour d’eux sont d’un bel optimisme indécrottable, dans la veine de la pensée positive et autres projections dans la réussite. Mais sont-ils aussi efficaces qu’on veut bien nous le dire

Mais la déception est toujours là …

Mais le bel optimisme de Sophie, Caroline et Stéphane est mis à mal chaque jour par la réalité.

Jour après jour, les enfants de Sophie se comportent comme des enfants. Et Sophie essaie tant bien que mal d’appliquer les beaux concepts qu’elle a appris en s’imaginant que cela va enfin rendre ses enfants raisonnables.

Jour après jour, le conjoint et les fils de Caroline se comportent comme des goujats. Et Caroline se rend serviable et aimable, en imaginant qu’ils vont enfin voir à quel point elle fait des choses pour eux.

Jour après jour, Stéphane se comporte comme un être humain normal. Et il continue à s’imaginer qu’il va enfin trouver le moyen de tout faire parfaitement.

la déception, un vase briséJour après jour, Sophie, Caroline et Stéphane sont déçus. Déçus des autres, déçus d’eux-mêmes, déçus du monde qui les entoure. Mais la déception, ce n’est jamais facile à digérer et à accepter. Surtout si accepter la déception signifie renoncer à un espoir immense, gigantesque, à quelque chose de primordial pour nous. Alors il devient presque impossible de renoncer. On VEUT y croire. On DOIT y croire. Encore et encore, coûte que coûte.

Mais chaque jour l’espérance est atteinte et chaque jour, nous la recollons. Comme un vase qu’on fait tomber chaque jour, qui se casse et que l’on recolle.

Recoller le vase, c’est précisément ce que font chaque jour Sophie, Caroline et Stéphane. Chercher les morceaux et les recoller sans voir l’impact que cela a : celui d’entretenir la mécanique de la déception.

A chaque recollage le vase devient plus fragile, plus fin. Et un jour, il finit par se briser de lui-même, sans même qu’on le touche, juste sous un souffle d’air.

La déception une émotion terriblement consommatrice d’énergie

Chaque déception consomme une quantité d’énergie terrible. La déception est l’émotion qui nous met par terre, qui nous fait tellement mal qu’il faut puiser loin dans les réserves pour se relever. Lorsqu’on rencontre beaucoup de déception, notre énergie est mise à mal : nous risquons d’avoir du mal à nous mobiliser même pour des choses très simples et qui nous font plaisir. Quelque chose de l’ordre de la dépression.

La déception est une dépression, au sens propre du terme : la dépression, c’est là où la pression est inférieure à celle du milieu environnant. Et lorsque nous sommes déçus, nous sommes dans une phase où nous ne pouvons plus nous mettre la pression :-).

Le problème, c’est que, quand notre réservoir d’énergie est vide, nous n’avons plus les réserves pour faire ce qu’il faudrait pour gérer la situation : pour Sophie, être à l’écoute, se rendre disponible demande de l’énergie, de la patience, du temps : pour Caroline, poser ses limites clairement demande de l’énergie, du courage ; pour Stéphane, affronter ses « ratés » ou les critiques de son entourage professionnel demande du courage, de la confiance.

Quand l’optimisme rend malheureux …

Et dans beaucoup de cas que je rencontre dans mes accompagnements, l’optimisme devient un obstacle à la résolution du problème. Lorsqu’il nous est trop douloureux d’affronter la déception, nous préférons parfois fuir dans l’optimisme. Mais plus nous fuyons, plus la déception prend de l’ampleur et plus il devient difficile de l’affronter. Alors que c’est précisément en l’affrontant que nous pourrons nous donner de meilleures chances de résoudre le problème.

Que se passerait-il si Sophie se mettait à considérer que, oui ses enfants sont effectivement des enfants et que peut-être rien de ce qu’elle pourra faire ou dire ne changera leur comportement à certains moments ?

Que se passerait-il si Caroline se mettait à considérer que, oui son conjoint et ses fils sont sans doute d’irrémédiables égoïstes et que, peut-être, ils ne reconnaitront jamais d’eux-mêmes sa serviabilité et son abnégation ?

Que se passerait-il si Stéphane se mettait à considérer que, oui il va rater des trucs et que peut-être que même s’il fait tout au mieux, quelqu’un – lui-même parfois – va trouver à redire à son travail ?

Et bien, se mettant moins la pression, ils pourraient se mettre à considérer la réalité de ce qu’ils ont en face d’eux … et commencer à agir en fonction de celle-ci et non en fonction de ce qu’ils croient être la meilleure façon de faire.

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A propos d’optimisme et de pensée positive, pour aller plus loin :

Sur ce blog :

Quelques livres

Nous voilà déjà le 10 février. Et le 10, que se passe-t-il ??? Et bien le rendez-vous #10DuMois proposé par Egalimère ! (si vous voulez savoir ce qu’est le rendez-vous #10DuMois, hop un petit clic par là  !)

Le thème de ce mois-ci – Saint Valentin oblige – c’est « Parlez-moi d’amour ». Que beau programme en perspective non 🙂 ?

Se parler dans un couple, quoi de plus naturel ?

Après tout, se parler, c’est un bon moyen de se montrer qu’on s’aime non ? Surtout si on se le dit.

Mais nous avons à peu près toutes et tous expérimenté les limites de la parole dans ce domaine. Soit que nous en ayions marre de devoir dire à l’autre que nous l’aimons. Soit que nous ayions l’impression que l’autre n’a pas envie de nous le dire. Ou qu’il/elle ment … Vous savez genre comme ça :

Des fois les mots d’amour nous semblent juste du blabla sans intérêt. Parfois, ça nous semble être des mensonges, nous n’y croyons pas.

Et si nous sommes celui/celle qui essaie de dire « je t’aime » nous avons l’impression de parler dans le vide, pour ne pas dire de casser les pieds de l’autre avec nos jolis mots. On peut juste faire le constat que se dire qu’on s’aime, ça n’est peut-être pas suffisant … Lire la suite de cet article