S’il te plait, dessine-moi une thérapie de couple
Les motifs de tension dans un couple sont légion : écarts de désir dont j’ai parlé dans l’épisode précédent, mais aussi éducation des enfants, gestion du quotidien, priorités de vie, argent, etc. Chacun de ces sujets peut amener des désaccords, des tensions et in fine beaucoup de souffrances dans les couples. L’idée que ces souffrances sont le résultat d’un « problème de communication » perdure. C’est ce qui incite les couples à tenter encore et encore de mieux communiquer, souvent sans succès. Et contribue à laisser croire que la thérapie de couple serait une façon d’apprendre à mieux communiquer. Ce qu’elle n’est pas.
Un article dans lequel dans lequel je parle du mythe des « problèmes de communication » dans le couple et de ce qu’est vraiment une thérapie de couple.
EP.34 s'il te plait dessine moi une thérapie de couple – Du côté des parents !
Le mythe des problèmes de communication dans le couple
Bien sûr améliorer la communication rend les échanges plus respectueux et plus doux.
Cette amélioration peut même lever certains blocages dans la relation liés à une forme de la communication trop agressive ou ayant tendance à rejeter tous les torts sur l’autre.
En ce sens, les outils d’une communication respectueuse sont évidemment utiles : apprendre à parler de soi et non sur l’autre, apprendre à écouter et à tenir compte des émotions de l’autre, etc.
P, comme le rappelle le chercheur et thérapeute de couple John Gottman :

Autrement dit : apprendre à « mieux » parler ne suffit pas toujours.
Pourquoi ?
Parce que bien souvent, les problèmes de communication sont une conséquence de situations qui se sont embrouillées, aggravées, répétées plus qu’un problème en soi.
Autrement dit : les 2 membres du couple sont parfaitement capables de communiquer d’une manière respectueuse et fonctionnelle. Ils ont d’ailleurs généralement réussi à le faire par le passé … mais n’y arrivent plus pour un sujet donné ou globalement dans leur relation.
Et ce n’est pas une question de mauvaise volonté ou d’intention de nuire, ni le signe que le couple est forcément fini. C’est un problème d’escalade relationnelle …
Mon ami et comédien Nicolas Truffet – avec qui j’anime la conférence spectacle « Ass mat , vous avez dit ass mat ? » – dirait « j’aurais plutôt appelé ça des engueulades mais si tu veux qu’ils fassent de l’escalade, pourquoi pas ?! »
Pourquoi améliorer la communication ne suffit pas toujours à résoudre les problèmes de couple ?
Quand on cohabite et qu’on a une relation intime apparaissent inévitablement des situations où nos besoins sont incompatibles. Cela peut porter sur des choses du quotidien – comment on trie ou pas le linge, comment on le range, où on pose sa tasse à café, à quel rythme on fait le ménage – ou sur des choses plus intimes comme le désir ou relevant de valeurs importantes à nos yeux.
Au passage j’en profite pour vous recommander les travaux de François de Singly sur la sociologie de l’intime, hyper intéressant à lire. Ou encore ceux de Jean Claude Kaufman qui s’est penché de près sur nos habitudes du quotidien.
C’est exactement ces situations de contradiction entre 2 besoins incompatibles que j’évoquais dans l’épisode précédent sur le désir : quand il y a baisse de désir, le besoin de l’un ne peut pas être satisfait sans que l’autre ait le sentiment de se renier.
Ces dilemmes génèrent une tension car ils placent les individus dans une situation très inconfortable : toutes les options présentent un inconvénient et il s’agit souvent au final d’arbitrer entre soi et la relation.
Chacun va tenter de résoudre cette tension en déployant les stratégies – plus ou moins conscientes et volontaires – qui lui paraissent les plus logiques, les plus adaptées par rapport à la situation.
Et parmi ces stratégies, il y a évidemment l’amélioration de la communication.
On va essayer d’expliquer, de convaincre. On va insister pour mieux communiquer en espérant tout simplement que notre besoin sera mieux compris.
On demande à l’autre de changer car ce changement nous soulagerait d’avoir à arbitrer ce dilemme douloureux dont je parlais plus tôt.
Une très grande partie des thérapies de couple commence d’ailleurs par « on veut mieux communiquer ».
Quand je demande POURQUOI les partenaires veulent mieux communiquer, c’est à dire « Qu’est-ce que ça va changer concrètement dans votre vie quand vous communiquerez mieux ? », je vois apparaitre les motivations derrière cette demande.
Si je reprends le thème de l’écart de désir abordé précédemment : madame veut mieux communiquer pour mieux faire comprendre à monsieur qu’il doit respecter son manque de désir et ne pas lui mettre la pression ; monsieur veut mieux communiquer pour faire en sorte que madame ait plus envie de lui.
Mais cela peut être aussi : on veut mieux communiquer pour arrêter de s’engueuler autour de la gestion des finances.
Les objectifs derrière le « on veut mieux communiquer » peuvent aussi être très différents pour chacun, ce qui est très fréquent et qui n’est pas un problème du tout dans le cadre d’une thérapie de couple (je reviendrai sur ce sujet par la suite).
En résumé : « communiquer mieux » est souvent une stratégie pour atteindre un but, c’est rarement un objectif en soi (sauf si vous avez vraiment de très très gros problèmes de communication).
Autrement dit : les choses bloquent non pas parce que les compétences communicationnelles sont mauvaises mais pour d’autres raisons.
Voici quelques mécanismes relationnels qui peuvent venir gripper le couple.
Oublier l’importance de la ponctuation des séquences
Il ne s’agit pas – comme son nom pourrait le laisser penser – d’un problème grammatical ! La ponctuation des séquences est un terme technique pour désigner le point par lequel on fait démarrer une interaction.
Et quand il y a des problèmes relationnels, on constate fréquemment que chacun ponctue la séquence de manière très différente.
Et notamment, chacun va souvent se vivre comme réagissant au comportement de l’autre.
Par exemple : « il ou elle prend tellement le parti des enfants que je suis obligé-e d’insister et d’en rajouter pour obtenir du respect ». La personne fait partir la séquence du comportement de l’autre : il ou elle prend le parti des enfants et ça m’oblige à réagir comme je le fais.
Mais évidemment l’autre en face va souvent ponctuer à l’inverse : « je trouve l’autre tellement autoritaire et violent que je suis dans l’obligation d’intervenir ».
On peut multiplier les exemples :
- « je me tais et je me ferme parce que tu es agressif ou critique ». Et de l’autre côté « en fait, moi je suis agressif ou critique parce que tu te fermes et que je n’arrive pas à me faire entendre ».
- Le grand classique « si je ne parle pas du problème, rien ne change » et en face « Ce que je fais ne va jamais donc je préfère me taire ».
La ponctuation des séquences, c’est un peu le problème de l’oeuf ou de la poule. Tant qu’on continue à chercher qui a commencé – c’est à dire qui est responsable de la situation – alors on cherche un coupable et il y a peu de chances que cela permette de résoudre la situation.
Attention : je précise quand même que savoir reconnaitre ses torts et le faire facilement est quand même souvent une clé qui facilite et apaise les relations ! Mais l’accusation entraine automatiquement un mécanisme défensif souvent nuisible à une communication ouverte.

Ce problème de ponctuation est donc un des facteurs qui fait qu’améliorer la communication ne suffit souvent pas.
Mais c’est un réflexe assez spontané, présent dans beaucoup de situations. Et il ne pose problème que quand il devient rigide, c’est à dire qu’on n’arrive plus à voir les choses autrement.
Cette rigidification du point de vue est là encore le résultat d’une escalade relationnelle. Ce qui m’amène au 2e élément qui entraine des problèmes relationnels tout court, et dans le couple en particulier.
Oublier la boucle de rétroaction
Une autre chose qui arrive fréquemment dans les couples, c’est le fait de perdre de vue la boucle de rétroaction.
Qu’est-ce donc que cette chose là ???
Face à un problème ou à une tension, chacun réagit de la manière qui lui paraît la plus logique, la plus adaptée, celle dont il ou elle pense qu’elle va aider à résoudre le problème.
Si l’autre ne réagit pas positivement à cette tentative, cela amène logiquement à réitérer la tentative.On va changer un peu de forme, d’intensité mais avec l’espoir que ça va finir par marcher.
En effet pourquoi changer cette méthode si elle parait logique et adaptée ?
Mais réitérer plusieurs fois quelque chose qui ne fonctionne pas nous fait entrer dans une escalade d’engagement : plus on a réitéré, plus il devient difficile de faire machine arrière et de renoncer.
C’est ici qu’entre en jeu la fine différence entre persévérance et acharnement.
Cette citation de Blanche de Richemont (découverte grâce à ma collègue Anne Sophie Vernier) est très éclairante à ce sujet.

Voici comment je peux l’expliquer plus clairement.
Dans la communication, quand je fais quelque chose, il est important de rester sensible aux résultats obtenus :
- est-ce que les effets que j’observe vont dans le sens que j’espérais ? Si oui, je peux continuer à faire ce que je suis en train de faire
- ou est-ce que au contraire, ce que je fais produit l’effet inverse ou un effet différent auquel je ne m’attendais pas ? Et dans ce cas-là, se pose la question de ce qu’on fait de cette information ? Est-ce qu’on continue dans cette voie ? Est-ce qu’on fait différemment ?
Si je réitère plusieurs fois une tentative, que cette tentative échoue à provoquer le changement que j’attends et que je continue à reproduire la même tentative encore et encore, je ne tiens plus compte des informations que me fournis la réalité.
C’est ça que j’appelle la perte de la boucle de rétroaction.
Et c’est l’échec répété des tentatives pour changer les choses qui produit de la souffrance.
C’est ce qui se produit dans l’immense majorité des problèmes de couple (et des problèmes relationnels en général).
Cette perte d’information ne se fait pas à notre insu : on voit bien que ça ne marche pas mais on ne voit pas comment faire autrement ou on est empêché-e – par des valeurs, par des croyances – de changer de façon de faire.
Et puis se produit aussi une escalade d’engagement : plus on a mis d’énergie, d’espoir, d’investissement émotionnel dans une stratégie, plus il devient difficile d’y renoncer. C’est comme si on avait du mal à jeter à la poubelle tout ce qu’on a fait jusque là. Et c’est ce qui rend difficile ce changement.
Négliger la part interactionnelle du comportement de l’autre
Autre difficulté dans les relations de couple (mais pas que) : on oublie aussi que nous avons une part de responsabilité dans le comportement de l’autre …
C’est ce que j’appelle la part interactionnelle. J’en avais déjà parlé dans mon article sur les désaccords éducatifs.
Une part de notre comportement est personnelle, liée à notre tempérament, notre histoire personnelle, nos habitudes et apprentissages. Cette part ne peut être changée que si la personne concernée souhaite la changer.

Une autre part de notre comportement est une réponse à la manière dont l’autre se comporte avec nous.
C’est la part interactionnelle.
Il est impossible de savoir a priori comment se répartissent réellement ces 2 parts dans les comportements qu’on observe : quelle proportion est personnelle et quelle proportion est interactionnelle.
Le seul moyen de le savoir est de changer notre propre façon de réagir et d’observer ce qui se produit. Mais cela demande un certain recul et la capacité à changer de façon de faire, d’accepter d’expérimenter sans certitudes.
S’il te plait dessine moi une thérapie de couple …
J’espère que les mécanismes que je viens de décrire vous ont aidé-e à comprendre qu’une thérapie de couple n’est PAS un cours de communication où le thérapeute serait là pour vous dire COMMENT parler de vos problèmes pour que la situation s’améliore (je vous renvoie à la citation de John Gottman en début d’article).
Le ou la thérapeute de couple n’est pas non plus un arbitre ou un juge, chargé de déterminer qui a tort ou raison, ni de vous dire comment votre couple doit fonctionner.
La thérapie de couple vise à réduire la souffrance générée par les interactions dans le couple.
Cette souffrance vient généralement de la persistance de stratégies de régulation mutuelles qui ne fonctionnent pas.
Pas parce que ces stratégies sont inadaptées en soi mais parce qu’elles ne fonctionnent pas dans ce cas particulier qu’est ce couple spécifique (les mêmes façons de faire peuvent très bien fonctionner à un autre moment de la vie du couple, ou pour un autre couple).
Dans le couple l’aspect interactionnel dont je parlais plus haut est particulièrement important. Chacun en effet s’adapte et réagit à l’autre, qui à son tour s’adapte et réagit. Et en plus, il y a une forte dimension affective et émotionnelle, ce qui contribue des sacs de noeuds relationnels bien embrouillés et génère donc une souffrance mutuelle souvent très importante.
Une thérapie de couple est donc là pour aider chacun à :
- comprendre ce qu’il ou elle fait qui entretient le problème relationnel
- et faire un choix conscient et assumé sur sa manière de se positionner dans le couple
Comme le dirait ma superviseuse, la thérapie de couple est là pour permettre à chacun de se positionner en adulte dans la relation.
Dire qu’on ne se comporte pas en adulte n’est pas dans ma bouche un reproche mais un constat : on ne se positionne pas en adulte quand les émotions se sont tellement emballées qu’on n’arrive plus à prendre du recul sur la situation.
La thérapie de couple va donc être un moment pour pouvoir prendre du recul sur ce qui se passe, mieux comprendre pour pouvoir agir différemment. Elle vise à vous redonner du pouvoir d’action dans une situation où vous vous sentiez coincé-e.
Quand faut-il faire une thérapie de couple ?
Au bon moment ! Autrement ni trop tôt, ni trop tard …
OK, c’est une boutade et je précise ma pensée.
Consulter pour des difficultés relationnelles courantes n’est pas forcément utile. Tous les couples traversent ce genre de difficulté et savoir les surmonter sans aide est aussi renforçant pour le couple et pour les individus.
Mais les couples viennent souvent très tard – oserai-je dire trop tard ?
Pour pleins de raisons : l’un des 2 – ou les 2 – pense que c’est passager, que ce n’est pas si grave, que ça ira mieux quand les enfants seront grands. Ou bien qu’il suffirait qu’ils communiquent mieux … et pleins d’autres choses encore.
Je reçois notamment beaucoup d’hommes qui souffrent d’une rupture qu’ils vivent comme incompréhensibles et qui me disent « je ne comprends pas, tout allait bien ». Et quand on creuse, on se rend compte qu’en réalité leur compagne avait exprimé depuis plusieurs années le besoin de faire une thérapie de couple, besoin qui n’a pas été pris au sérieux.
Pour dédouaner ces messieurs, il faut dire aussi que les femmes en question ont exprimé ce souhait sans réellement passer à l’action. Ce qui revient au fameux « s’il te plait ce serait bien que tu changes, mais si tu ne chances pas, ce n’est pas grave », attitude que je comprends : on a envie de croire que l’autre va prendre notre demande au sérieux sans qu’on aie besoin d’insister.
Et donc chacun attend : l’un (ou l’une) que l’autre fasse le pas attendu, l’autre sentant qu’accepter cette demande c’est valider qu’il y a un problème, qu’il va falloir faire des efforts pour le résoudre (et n’en ayant pas très envie) … ou ayant le sentiment que ce n’est pas juste de devoir faire des efforts alors qu’il suffirait que l’autre fasse un peu d’efforts et mette de l’eau dans son vin pour que tout soit réglé.
D’ailleurs ce sentiment d’injustice prend souvent le dessus : « j’ai dit qu’il y avait un problème, j’ai dit qu’il fallait faire quelque chose. Maintenant c’est à lui (ou elle) de montrer qu’il ou elle a envie de le résoudre. » ou « je trouve que c’est exagéré et qu’il ou elle pourrait montrer plus de tolérance. A lui ou elle de faire un effort ».
Résultat : on se regarde en chiens de faïence, rien ne se passe et l’amertume – voire la rancune – grandit.

Un peu comme une casserole qu’on laisse sur le feu … Au bout d’un moment, c’est dur de ravoir la casserole hein … C’est pareil pour les couples !
La thérapie de couple devient utile à partir du moment où :
- quelque chose dans le couple génère de l’inconfort
- au moins un des partenaires du couple a déjà tenté des choses pour réduire cet inconfort
- et ces tentatives ont échoué, amenant de la souffrance par-dessus l’inconfort.
Qui vient en thérapie de couple ?
Drôle de question non ? A priori, si on a un problème de couple, on imagine qu’il faut absolument que les 2 viennent.
Mais ce n’est pas le cas dans l’approche que je pratique. On peut aussi venir individuellement pour un problème de couple.
Tiens, ça me fait penser à cette citation :

D’une manière générale, dans l’approche que je pratique, j’essaie de ne pas m’embarrasser avec des gens qui n’ont pas vraiment envie d’être là. C’est plus confortable pour moi, ça permet d’être plus efficace et ça vous évite de gaspiller du temps et de l’argent.
C’est pour ça que, très souvent, je ne reçois pas les enfants ou les adolescents en accompagnement parental : ils ne sont pas forcément très motivés pour que les choses changent.
C’est pour cela aussi que je reçois très souvent des personnes seules pour des problèmes de couple.
Si l’autre ne veut pas venir et que VOUS souffrez de la situation, faire un accompagnement pour un problème de couple peut vous aider à diminuer cette souffrance, voire à la faire disparaitre.
Dans un accompagnement individuel pour un problème de couple, le travail porte sur votre partie de l’interaction, c’est-à-dire sur comment vous réagissez aux comportements de l’autre et sur ce que vous souhaitez changer. Cela ne garantit évidemment pas le changement de l’autre mais vous aurez au moins fait votre partie du boulot.

Votre propre changement peut :
- amener l’autre à changer positivement, donc à résoudre votre problème de couple
- l’amener à demander à participer à l’accompagnement, ce qui est une opportunité de changement
- ou ne pas l’amener à changer du tout, ce qui vous aidera à prendre une décision.
Le choix de venir seul-e pour un problème de couple n’est pas simple. On a parfois le sentiment que cela confirme que c’est bien la personne qui consulte qui a un problème puisque c’est elle qui consulte. Et c’est très frustrant ! (voire même inquiétant selon le ou la partenaire en face).
Et ça peut être vécu comme injuste (et ça l’est d’une certaine manière) : c’est moi qui subit et c’est moi qui doit faire des efforts.
Mais c’est aussi une opportunité de faire disparaitre ou au moins de réduire la souffrance liée à la relation de couple.
Evidemment si les 2 sont partants l’idéal est d’avoir les 2 membres du couple en accompagnement car une thérapie de couple ne consiste pas à faire 2 thérapies individuelles mais bien à aider chacun à comprendre comment le couple fonctionne. Et la présence des 2 personnes permet de multiplier les leviers d’action.
Dans le cadre d’un accompagnement de couple, pour ma part, je reçois évidemment les 2 personnes ensemble régulièrement, mais aussi séparément surtout en début d’accompagnement.
Cela permet de libérer aussi la parole : on peut dire en l’absence de l’autre des choses qu’on ne dit pas quand l’autre est là, par peur d’envenimer les choses, de blesser … Cela aide aussi à prendre du recul sur les choses qu’on dit pour faire réagir et de mieux en mesurer les effets sans se sentir accusé-e d’être le problème.
Après quinze ans à accompagner des couples, je ne crois plus au mythe du couple “sans conflit”. Je ne crois pas non plus qu’il faille « mieux » parler des problèmes pour les résoudre.
Je le redis :
Une thérapie de couple ne sert pas à sauver un couple à tout prix. Elle sert à permettre à chacun de se positionner en adulte dans la relation.
Et c’est cela qui diminue la souffrance.
Une thérapie de couple
Pour aller plus loin
Vous pensez avoir besoin d’un accompagnement ? Découvrez en plus sur mes accompagnements. Vous pouvez aussi prendre rendez-vous directement en ligne :
Quelques livres :
- « Quand le sexe devient un problème » – Giorgio Nardone, Matteo Rampin traduit par Marie Kastner Uomini
- « Corrige moi si je me trompe » de Giorgio Nardone : stratégies de communication pour le couple
- « Comment rater son couple à coup sûr » d’Emmanuelle Piquet
- Quelques livres de François de Singly :
- Quelques livres de Jean Claude Kaufmann :
Pour finir …
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