Le 8 mars, c’était il y 5 jours … mais j’ai déjà l’impression que c’était une éternité. Mais ça c’est peut-être parce que je travaille trop. Tellement que je suis

Moi, quand j’écris mon #10DuMois le 13 …

en retard sur ma publication #10DuMois pour Egalimère. Si vous voulez savoir ce qu’est le rendez-vous #10DuMois, hop un petit clic par là  !

Mais bon, vu que le thème ce mois-ci, c’est « le 8 mars c’est toute l’année », je m’en serais voulu de passer à côté. Et puis bon, vu que c’est toute l’année, Egalimère ne m’en voudra pas de publier le 13 au lieu du 10 (enfin j’espère).

Je suis une insupportable féministe … et ça pose un problème à certain-e-s

Alors dans le cadre de ce thème, je me suis dit qu’il fallait mettre les choses au point et que je vous avoue un truc horrible : oui, je suis une insupportable féministe. Oui si vous dites des choses sexistes, je réagis. Oui, je monte au créneau, je recadre, j’informe, je râle, … Lire la suite de cet article

Je rencontre régulièrement des gens d’un optimisme incroyable. Un optimisme qui est censé les aider. Et pourtant il me semble parfois que cet optimisme peut rendre malheureux. Comment ? vous demandez-vous … Et bien voilà : pensée pensitive : "be positive :-)" et optimisme

Sophie se lève chaque matin en espérant que tout va bien se passer. Chaque matin, elle croise les doigts en se disant : « ce matin, je vais prendre les enfants avec bonne humeur et sérénité et tout va bien se passer. » Elle y croit. Vraiment, absolument du fond du coeur. Et puis les livres sur l’éducation lui ont bien dit : si les enfants se comportent mal, c’est que les adultes n’ont pas répondu correctement à leurs besoins. Alors elle est optimiste : aujourd’hui, elle va se rendre disponible, écouter, être patiente et les enfants vont bien se comporter. Tout va bien se passer.

Caroline se lève chaque matin en espérant que tout va bien se passer. Chaque matin, elle croise les doigts en se disant : « ce matin, mon mari va me dire des choses positives. Il va me sourire au petit déjeuner et il va me dire que je suis bien jolie. Et puis mes fils vont me féliciter pour le bon petit déjeûner que j’ai préparé. » Elle y croit. Vraiment, absolument du fond du coeur. Et puis tout le monde lui a dit de ne pas prendre pour elle les oublis et les remarques de son entourage, après tout ça leur appartient et puis ils ont peut-être des soucis de leur côté. Et puis se plaindre, ça ne sert à rien, ça entretient le négatif lui dit-on. Alors elle est optimiste : aujourd’hui, son mari et ses fils vont enfin voir comment elle est serviable, aimable et gentille avec eux. Et puis ils vont penser à son anniversaire. Tout va bien se passer.

Stéphane se lève chaque matin en espérant que tout va bien se passer. Chaque matin il croise les doigts en se disant : « aujourd’hui je vais être au top. Au boulot, à la maison, je vais être performant, faire tout ce que j’ai à faire. Personne n’y trouvera rien à redire.« . Il y croit. Vraiment, absolument du fond du coeur. Son coach lui a dit : pour réussir, il faut se projeter positivement, se voir réussir. Alors il est optimiste : il se projette à fond dans la réussite et aujourd’hui, il va réussir tout ce qu’il entreprend. Tout va bien se passer.

Leur point commun ? un indécrottable optimisme

Sophie, Caroline et Stéphane sont d’indécrottables optimistes. Ils ont envie d’y croire. Ils y croient même vraiment.

Sauf que les livres de Sophie – ceux que j’ai lus en tout cas – semblent oublier un paramètre important : les enfants sont des enfants ! Ils sont imprévisibles et incontrôlables ; leurs émotions – les désagréables aussi bien que les agréables – les envahissent entièrement et les rendent parfois imperméables à toute tentative de les aider ou de les accompagner.

Sauf que l’entourage de Caroline semble oublier un paramètre important : le conjoint de Caroline et ses fils semblent avoir tous les jours un souci plus important que de se préoccuper de Caroline.

Sauf que le coach de Stéphane semble, lui aussi, oublier qu’on ne réussit pas tout, tous les jours. Que vivre des échecs fait aussi partie du chemin.

Bref, tous beaux mantras que se répètent en boucle Sophie, Caroline, Stéphane et bien d’autres autour d’eux sont d’un bel optimisme indécrottable, dans la veine de la pensée positive et autres projections dans la réussite. Mais sont-ils aussi efficaces qu’on veut bien nous le dire

Mais la déception est toujours là …

Mais le bel optimisme de Sophie, Caroline et Stéphane est mis à mal chaque jour par la réalité.

Jour après jour, les enfants de Sophie se comportent comme des enfants. Et Sophie essaie tant bien que mal d’appliquer les beaux concepts qu’elle a appris en s’imaginant que cela va enfin rendre ses enfants raisonnables.

Jour après jour, le conjoint et les fils de Caroline se comportent comme des goujats. Et Caroline se rend serviable et aimable, en imaginant qu’ils vont enfin voir à quel point elle fait des choses pour eux.

Jour après jour, Stéphane se comporte comme un être humain normal. Et il continue à s’imaginer qu’il va enfin trouver le moyen de tout faire parfaitement.

la déception, un vase briséJour après jour, Sophie, Caroline et Stéphane sont déçus. Déçus des autres, déçus d’eux-mêmes, déçus du monde qui les entoure. Mais la déception, ce n’est jamais facile à digérer et à accepter. Surtout si accepter la déception signifie renoncer à un espoir immense, gigantesque, à quelque chose de primordial pour nous. Alors il devient presque impossible de renoncer. On VEUT y croire. On DOIT y croire. Encore et encore, coûte que coûte.

Mais chaque jour l’espérance est atteinte et chaque jour, nous la recollons. Comme un vase qu’on fait tomber chaque jour, qui se casse et que l’on recolle.

Recoller le vase, c’est précisément ce que font chaque jour Sophie, Caroline et Stéphane. Chercher les morceaux et les recoller sans voir l’impact que cela a : celui d’entretenir la mécanique de la déception.

A chaque recollage le vase devient plus fragile, plus fin. Et un jour, il finit par se briser de lui-même, sans même qu’on le touche, juste sous un souffle d’air.

La déception une émotion terriblement consommatrice d’énergie

Chaque déception consomme une quantité d’énergie terrible. La déception est l’émotion qui nous met par terre, qui nous fait tellement mal qu’il faut puiser loin dans les réserves pour se relever. Lorsqu’on rencontre beaucoup de déception, notre énergie est mise à mal : nous risquons d’avoir du mal à nous mobiliser même pour des choses très simples et qui nous font plaisir. Quelque chose de l’ordre de la dépression.

La déception est une dépression, au sens propre du terme : la dépression, c’est là où la pression est inférieure à celle du milieu environnant. Et lorsque nous sommes déçus, nous sommes dans une phase où nous ne pouvons plus nous mettre la pression :-).

Le problème, c’est que, quand notre réservoir d’énergie est vide, nous n’avons plus les réserves pour faire ce qu’il faudrait pour gérer la situation : pour Sophie, être à l’écoute, se rendre disponible demande de l’énergie, de la patience, du temps : pour Caroline, poser ses limites clairement demande de l’énergie, du courage ; pour Stéphane, affronter ses « ratés » ou les critiques de son entourage professionnel demande du courage, de la confiance.

Quand l’optimisme rend malheureux …

Et dans beaucoup de cas que je rencontre dans mes accompagnements, l’optimisme devient un obstacle à la résolution du problème. Lorsqu’il nous est trop douloureux d’affronter la déception, nous préférons parfois fuir dans l’optimisme. Mais plus nous fuyons, plus la déception prend de l’ampleur et plus il devient difficile de l’affronter. Alors que c’est précisément en l’affrontant que nous pourrons nous donner de meilleures chances de résoudre le problème.

Que se passerait-il si Sophie se mettait à considérer que, oui ses enfants sont effectivement des enfants et que peut-être rien de ce qu’elle pourra faire ou dire ne changera leur comportement à certains moments ?

Que se passerait-il si Caroline se mettait à considérer que, oui son conjoint et ses fils sont sans doute d’irrémédiables égoïstes et que, peut-être, ils ne reconnaitront jamais d’eux-mêmes sa serviabilité et son abnégation ?

Que se passerait-il si Stéphane se mettait à considérer que, oui il va rater des trucs et que peut-être que même s’il fait tout au mieux, quelqu’un – lui-même parfois – va trouver à redire à son travail ?

Et bien, se mettant moins la pression, ils pourraient se mettre à considérer la réalité de ce qu’ils ont en face d’eux … et commencer à agir en fonction de celle-ci et non en fonction de ce qu’ils croient être la meilleure façon de faire.

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A propos d’optimisme et de pensée positive, pour aller plus loin :

Sur ce blog :

Quelques livres

Nous voilà déjà le 10 février. Et le 10, que se passe-t-il ??? Et bien le rendez-vous #10DuMois proposé par Egalimère ! (si vous voulez savoir ce qu’est le rendez-vous #10DuMois, hop un petit clic par là  !)

Le thème de ce mois-ci – Saint Valentin oblige – c’est « Parlez-moi d’amour ». Que beau programme en perspective non 🙂 ?

Se parler dans un couple, quoi de plus naturel ?

Après tout, se parler, c’est un bon moyen de se montrer qu’on s’aime non ? Surtout si on se le dit.

Mais nous avons à peu près toutes et tous expérimenté les limites de la parole dans ce domaine. Soit que nous en ayions marre de devoir dire à l’autre que nous l’aimons. Soit que nous ayions l’impression que l’autre n’a pas envie de nous le dire. Ou qu’il/elle ment … Vous savez genre comme ça :

Des fois les mots d’amour nous semblent juste du blabla sans intérêt. Parfois, ça nous semble être des mensonges, nous n’y croyons pas.

Et si nous sommes celui/celle qui essaie de dire « je t’aime » nous avons l’impression de parler dans le vide, pour ne pas dire de casser les pieds de l’autre avec nos jolis mots. On peut juste faire le constat que se dire qu’on s’aime, ça n’est peut-être pas suffisant … Lire la suite de cet article

image-bibliotheque-scommcAujourd’hui dans la rubrique « La Bibliothèque de S Comm C », j’ai décidé de vous parler d’un livre déjà un peu ancien mais qui n’a rien perdu de son intérêt. Ce livre, c’est « La naissance du goût » de Nathalie Rigal.

Retrouvez mon avis détaillé sur le livre « La naissance du goût » de Nathalie Rigal en vidéo

La vidéo est à visionner ici :

C’est un livre qui traite de la façon dont le goût se développe chez les enfants, dès la vie in utero.

Pour acheter le livre « La naissance du goût » (lien affilié) :

A lire aussi au sujet de l’alimentation des enfants et du développement de leur goût :

Mon enfant ne mange pas de Carlos Gonzales

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Egalimère, l’un de mes blogs préférés, propose cette année encore un rendez-vous #10DuMois. Mais qu’est-ce que c’est un rendez-vous #10DuMois ? Egalimère a proposé ici un thème par mois pour toute l’année 2017. Tous les blogueurs intéressés participent en publiant quelque chose le 10 sur le thème du mois. Le format est libre (article, photo, illustration, …).

Et pour ce mois de janvier, le thème est « bonne et heureuse année », thème auquel j’ai eu envie de participer (en espérant avoir le temps de participer aux suivants). Vous pouvez retrouver toutes les participations sur le thème « Une bonne et heureuse année » par ici !

En janvier, nous nous souhaitons à tour de bras une « bonne année », une « heureuse année », une « belle année », … Moi, comme les autres, même si je sais que ces voeux ne veulent pas forcément dire grand chose, voire qu’ils peuvent même conduire à rendre l’année pire 😮 … Mais après tout, se souhaiter une bonne année, ça ne mange pas de pain.

Mais comment comment mettre toutes les chances de notre côté pour être sur de passer une bonne année ? Et comment savoir après coup si notre année a été vraiment bonne ? Et si les connaissances actuelles sur les émotions, issues de la recherche scientifique sur le sujet, nous permettaient de passer une meilleure année. Vous ne croyez pas ?

Alors voilà 5 astuces pour passer une bonne année 2017 à coup sûr 😀 !

Rassurez-vous pas de grandes résolutions, pas d’efforts ultra difficiles. Non rien de tout ça … La preuve par ici … Lire la suite de cet article

liebsterawardsJe ne participe pas souvent à ce genre de jeu entre blogueurs … Mais une fois n’est pas coutume, les vacances sont là aussi pour moi.  Alors je me suis dit : « pourquoi pas se livrer au petit jeu du Liebster Award ? »

C’est quoi le Liebster Award ?

Le Liebster Award est un jeu entre blogueur qui permet aux lecteurs d’en savoir un peu plus sur les auteurs de leurs blogs favoris et aussi de découvrir d’autres blogs !

J’ai été nommé coup sur coup il y a déjà quelques semaines par Bambini Sur Terre et Papapanique, 2 blogs que je lis régulièrement (et 2 blogueurs que je connais « IN REAL LIFE », si, si ! … et si vous suivez les liens, vous en saurez plus sur eux et vous allez découvrir plein de révélations :-D)

A cause de cette nomination, je vais devoir faire 11 révélations sur moi (non pas 22, faut pas exagérer non plus … je ne suis même pas sûre d’avoir 22 « révélations » à faire !) et répondre aux questions posées par les 2 blogueurs. Comme je suis un peu fainéante, je ne fais qu’un article pour répondre aux 2 😀 …

Liebester Award : 11 révélations sur moi

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Sur idée qui m’a été inspirée par Mary Leviandier sur le blog Londres pour les enfants. Il s’agit de choisir une photo de la semaine, sans mots (photo issue de mon compte Instagram où vous pouvez me suivre).

Voici donc ma photo de la semaine …

Vous retrouverez toutes les photos des blogs qui participent à cette aventure sur le blog de Mary Leviandier par ici.

 

vivien-travailleJe travaille beaucoup. Vraiment beaucoup. Et je suis souvent absente, notamment le soir. Et donc souvent, le travail passe avant les enfants.

J’avais partagé ce texte sur ma page Facebook il y a déjà quelques temps. Mais en le revoyant passer dans mon fil d’actualité, je me suis dit que les abonnés du blog n’en avaient peut-être pas encore profité … alors le voilà par ici. Ce texte date d’il y a 1 an mais il est toujours d’actualité. Je me le remémore quand les choses vont de travers et je rétablis l’équilibre ;-).

Quand le travail passe avant les enfants …

Ces derniers temps, j’ai beaucoup travaillé. J’adore mon boulot, ce qui rend le décrochage difficile pour moi. J’ai été beaucoup absente (pour raisons professionnelles). Malgré la présence de leur papa les jours où je ne suis pas là, les enfants ont beaucoup été livrés à eux-mêmes : beaucoup d’écrans pour s’occuper, beaucoup de délaissement dans la tenue de la maison et les tâches quotidiennes, les devoirs, … Lire la suite de cet article